45. Changement climatique

Il change les fleuves en désert, Et les sources d’eaux en terre desséchée, Le pays fertile en pays salé, À cause de la méchanceté de ses habitants. Il change le désert en étang, Et la terre aride en sources d’eaux, Et il y établit ceux qui sont affamés. Ils fondent une ville pour l’habiter ; Ils ensemencent des champs, plantent des vignes, Et ils en recueillent les produits.

Psaume 107.33/37

Le monde s’inquiète, et il n’a pas fini de s’inquiéter.

Le monde s’inquiète à cause du climat. Il est vrai que le climat à ses propres caprices, durant l’hiver 1621, aucun bateau ne pouvait quitter le port de Dunkerque à cause de la Mer du Nord qui était gelée. De sources scientifiques, ce sont les taches solaires qui en seraient responsables. Que ces tâches s’étendent et la terre se réchauffe, qu’elles décroissent et la terre se refroidit. En 1985 et 1986, nous avons assisté à deux hivers très rudes et l’on nous a claironné que c’était le début d’une nouvelle ère glaciaire, que d’ici 2050, la banquise allait descendre jusqu’au Touquet. À partir de 1987, nous avons vu des hivers doux et des étés chauds, et la science a aussitôt retourné sa veste.

Ce que je trouve extraordinaire, c’est que les hommes ont la prétention de changer le climat. Il y a quelques années, une conférence sur le climat s’est déroulée à Paris. François Hollande était alors président de la République. Les médias, toujours à la botte du pouvoir, nous ont claironné en boucle cette incommensurable ineptie : François Hollande va sauver la planète.

Non, aucun homme ne sauvera la planète, surtout pas lui ! Les politiciens redoublent d’hypocrisie en disant que c’est la faute du peuple et que les gens n’ont qu’à se déplacer à vélocipède alors qu’eux-mêmes sortent le Falcon pour aller acheter leur baguette.

Non, je le répète, l’homme ne pourra pas changer le climat, Dieu seul en est capable. C’est ce que nous lisons dans le Psaume 107. Il peut changer les choses, soit en pire, soit en mieux. Il change les fleuves en désert, il change les déserts en étang. Cela dépend. N’y voyons pas une contradiction.

« Des forêts précèdent les Peuples, des déserts les suivent », écrivait Châteaubriand

Ce sont les fleuves qui alimentent les pays en eau, il suffit à Dieu d’en tarir la source et les contrées les plus fertiles sont changées en désert, et le Créateur fait preuve d’une sagesse infinie. Fernand Raynaud nous a conté un dialogue fameux entre un père ignare et un fils avide de savoir. L’enfant demande : « Depuis le temps que les fleuves se déversent dans les océans, comment se fait-il que les océans ne finissent pas par déborder ? » Et le père de répondre : « C’est étudié pour. »

Salomon, dans toute sa science, ne semble pas, lui non plus, connaître la réponse :

Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est point remplie ; ils continuent à aller vers le lieu où ils se dirigent.

Ecclésiaste 1.7

La mer d’Aral était ainsi alimentée par deux fleuves, l’Amou Daria et la Sir Daria. La quantité d’eau qui se déverse dans la mer et celle qui s’évapore est exactement la même, si bien que le niveau demeurait constant. Dieu calcule tout dans le détail, il a fallu que les hommes s’en mêlent. Le gouvernement soviétique a eu l’idée géniale de détourner une partie des fleuves pour irriguer les cultures. Nous savons ce qui est arrivé.

Ce n’est peut-être pas si grave, me direz-vous. Si l’on ne peut plus pêcher, il y a moyen de cultiver les terrains gagnés. Que non ! Ce sol rempli de sel est incultivable. Pire encore, les vents soulèvent des nuages de sel qui provoquent des maladies et les populations riveraines sont obligées de s’éloigner.

De même, Krouchtchev, sans consulter aucun spécialiste de la question, décréta un jour que l’on cultiverait du blé partout où poussait du maïs. Ce qu’il ignorait, c’est que la terre sur laquelle on cultivait le maïs était trop pauvre pour le blé. Par son ignorance, le dictateur avait provoqué une famine dans son vaste pays.

Le régime soviétique avait résolument rejeté Dieu et persécutait durement les chrétiens. Ne devons-nous pas y voir la réponse de Dieu qui change les étangs en déserts, à cause de la méchanceté de ses habitants (vs. 34).

Un autre exemple se trouve dans l’Exode, quand le Seigneur a puni l’Égypte à cause de l’endurcissement de Pharaon.

Moïse et Aaron allèrent vers Pharaon, et lui dirent : Ainsi parle l’Éternel, le Dieu des Hébreux : Jusqu’à quand refuseras-tu de t’humilier devant moi ? Laisse aller mon peuple, afin qu’il me serve. Si tu refuses de laisser aller mon peuple, voici, je ferai venir demain des sauterelles dans toute l’étendue de ton pays. Elles couvriront la surface de la terre, et l’on ne pourra plus voir la terre ; elles dévoreront le reste de ce qui est échappé, ce que vous a laissé la grêle, elles dévoreront tous les arbres qui croissent dans vos champs ; elles rempliront tes maisons, les maisons de tous tes serviteurs et les maisons de tous les Égyptiens. Tes pères et les pères de tes pères n’auront rien vu de pareil depuis qu’ils existent sur la terre jusqu’à ce jour. Moïse se retira, et sortit de chez Pharaon. Les serviteurs de Pharaon lui dirent : Jusqu’à quand cet homme sera-t-il pour nous un piège ? Laisse aller ces gens, et qu’ils servent l’Éternel, leur Dieu. Ne vois-tu pas encore que l’Égypte périt ? On fit revenir vers Pharaon Moïse et Aaron : Allez, leur dit-il, servez l’Éternel, votre Dieu. Qui sont ceux qui iront ? Moïse répondit : Nous irons avec nos enfants et nos vieillards, avec nos fils et nos filles, avec nos brebis et nos bœufs ; car c’est pour nous une fête en l’honneur de l’Éternel. Pharaon leur dit : Que l’Éternel soit avec vous, tout comme je vais vous laisser aller, vous et vos enfants ! Prenez garde, car le malheur est devant vous ! Non, non : allez, vous les hommes, et servez l’Éternel, car c’est là ce que vous avez demandé. Et on les chassa de la présence de Pharaon.

L’Éternel dit à Moïse : Étends ta main sur le pays d’Égypte, et que les sauterelles montent sur le pays d’Égypte ; qu’elles dévorent toute l’herbe de la terre, tout ce que la grêle a laissé. Moïse étendit sa verge sur le pays d’Égypte ; et l’Éternel fit souffler un vent d’orient sur le pays toute cette journée et toute la nuit. Quand ce fut le matin, le vent d’orient avait apporté les sauterelles. Les sauterelles montèrent sur le pays d’Égypte, et se posèrent dans toute l’étendue de l’Égypte ; elles étaient en si grande quantité qu’il n’y avait jamais eu et qu’il n’y aura jamais rien de semblable. Elles couvrirent la surface de toute la terre, et la terre fut dans l’obscurité ; elles dévorèrent toute l’herbe de la terre et tout le fruit des arbres, tout ce que la grêle avait laissé ; et il ne resta aucune verdure aux arbres ni à l’herbe des champs, dans tout le pays d’Égypte.

Exode 10.3/15

Nous entendons parler de catastrophes écologiques de plus en plus inquiétantes : l’Australie presque entièrement ravagée par les incendies, le Kenya saccagé par les criquets. L’Australie et le Kenya sont-ils des nations plus pécheresses que les autres ? Je ne le pense pas, mais les avertissements divins se multiplient et les hommes n’y prennent pas garde. J’ai vu assez récemment un reportage qui a bien lieu de nous effrayer : il y était question des criquets pèlerins. S’ils n’ont plus rien à manger en Afrique centrale, ils remonteront vers les pays du Maghreb. Quand ils auront tout ravagé, ils traverseront la Méditerranée : Espagne, Portugal, Italie, sud de la France, puis ils poursuivront vers le nord leur pèlerinage dévastateur avant de disparaître, ayant transformé l’Europe en désert.

Catastrophisme exagéré ? Peut-être, mais ne méprisons pas les signes du temps.

Gardez-vous de laisser séduire votre cœur, de vous détourner, de servir d’autres dieux et de vous prosterner devant eux. La colère de l’Éternel s’enflammerait alors contre vous ; il fermerait les cieux, et il n’y aurait point de pluie ; la terre ne donnerait plus ses produits, et vous péririez promptement dans le bon pays que l’Éternel vous donne.

Deutéronome 11.16/17

Attachons-nous à ces mots : ne vous laissez pas séduire. Nous le voyons ici, si la colère de Dieu s’est enflammée, c’est parce que le peuple s’est laissé séduire.

Bon d’accord, mais il s’agit des Juifs de l’Ancienne Alliance. En quoi cela nous concerne-t-il ?

Dans les chapitres 2 et 3 de l’Apocalypse, des messages sont adressés à sept églises d’Asie qui représentent sept phases de l’histoire de la chrétienté. Avez-vous remarqué qu’en reliant ces sept églises dans l’ordre dans lesquelles elles sont nommées, nous parcourons un circuit dans le sens horaire, sans jamais faire demi-tour ni croiser une route déjà empruntée. Cela ne me paraît pas fondamental sur le plan théologique, mais cela démontre à quel point notre Seigneur est un Dieu d’ordre même dans les moindres détails.

Aujourd’hui, nous sommes parvenus à la dernière étape de notre circuit : Laodicée, laissant Philadelphie loin derrière nous. L’Église s’est laissé aveugler par les richesses éphémères et les vanités de ce monde : elle s’est laissé séduire.

Non seulement elle aime le monde qu’elle devrait haïr, mais elle abandonne la parole divine pour s’attacher aux balivernes de faux apôtres.

Jésus leur répondit : Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront sous mon nom, disant : C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens.

Matthieu 24.4/5

Plusieurs faux prophètes s’élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens.

Matthieu 24.11

 

 

Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus.

Matthieu 24.24

Ces mises en garde du Seigneur dans Matthieu 24, Marc 13 et Luc 21 ne concernent pas la grande tribulation :

Mais ce ne sera pas encore la fin.

Marc 13.7

Ce ne sera que le commencement des douleurs.

Matthieu 24.8 ; Marc 13.8

Quand ça commence à faire mal, on sait que le bébé ne va pas tarder à venir. Quand la terre a mal, ce n’est pas la fin du monde, mais une exhortation à se tenir prêt pour des choses plus graves qui vont arriver.

Je regardai, quand l’agneau ouvrit un des sept sceaux, et j’entendis l’un des quatre êtres vivants qui disait comme d’une voix de tonnerre : Viens. Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc ; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre.

Apocalypse 6.1/2

Qui est ce cavalier sur son cheval blanc ? C’est Jésus-Christ, me direz-vous, cela saute aux yeux : le blanc nous fait penser à la pureté, la couronne à la royauté, enfin la victoire qui est à notre Dieu, nous l’avons assez chanté.

Oui, mais il y a un détail qui cloche : « une couronne lui fut donnée » – par qui ?

Christ est roi de toute évidence, personne ne peut lui donner une couronne. Je reviendrai un peu plus tard sur l’expression « lui fut donné ». Si tout laisse penser que ce cavalier est le Christ alors qu’il ne l’est pas, c’est une tromperie.

 

 

  • Le cheval blanc, c’est la séduction.

Quand il ouvrit le second sceau, j’entendis le second être vivant qui disait : Viens.

Et il sortit un autre cheval, roux. Celui qui le montait reçut le pouvoir d’enlever la paix de la terre, afin que les hommes s’égorgeassent les uns les autres ; et une grande épée lui fut donnée.

Apocalypse 6.3/4

  • Le cheval roux, c’est la guerre.

Quand il ouvrit le troisième sceau, j’entendis le troisième être vivant qui disait : Viens. Je regardai, et voici, parut un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance dans sa main. Et j’entendis au milieu des quatre êtres vivants une voix qui disait : Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d’orge pour un denier ; mais ne fais point de mal à l’huile et au vin.

Apocalypse 6.4/6

  • Le cheval noir, c’est la famine.

Quand il ouvrit le quatrième sceau, j’entendis la voix du quatrième être vivant qui disait : Viens. Je regardai, et voici, parut un cheval d’une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l’accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l’épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre.

Apocalypse 6.7/8

On peut traduire par pâle, vert, ou vert pâle : une couleur cadavérique.

  • Le cheval vert pâle, c’est la mort.

Le Christ est le Prince de paix, l’Antichrist, son contraire, provoque la guerre, la guerre ruine les nations et provoque des famines, la guerre et la famine conduisent à la mort.

Vous avez remarqué la récurrence de l’expression « lui fut donné ». Par qui lui fut donné ce pouvoir ? Eh bien ! par Satan !

Non, cela ne tient pas. Satan n’a pas de pouvoir en lui-même, il a été créé, ce n’est pas un dieu du mal qui fait la guerre au Dieu du bien. S’il possède un pouvoir limité, c’est que ce pouvoir « lui a été donné » par Dieu. L’œuvre destructrice de Satan fait partie du plan de Dieu pour exercer ses jugements, et ceci pour une période de sept ans. Sept ans ! ce sera très long pour ceux qui subiront la dictature de l’Antichrist, mais très court à l’échelle de l’éternité.

Le sixième versa sa coupe sur le grand fleuve, l’Euphrate. Et son eau tarit, afin que le chemin des rois venant de l’Orient fût préparé.

Apocalypse 16.12

Pourquoi l’Euphrate, plutôt que le Nil, la Seine ou le Mississippi ?

C’est sur ses rives que fut construite Babylone, entourée de murailles qui la rendaient imprenable. Le fleuve permettait à la ville de s’enrichir grâce à la navigation et le commerce. Or, en 539 av. J.-C. les Perses détournèrent le cours du fleuve et pénétrèrent dans la ville par son lit asséché.

Privée de l’Euphrate, Babylone était ruinée économiquement et vulnérable militairement. En changeant ce grand fleuve en désert, l’Éternel avait un but, celui d’anéantir Babylone.

Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande ! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur, un repaire de tout oiseau impur et odieux, parce que toutes les nations ont bu du vin de la fureur de son impudicité, et que les rois de la terre se sont livrés avec elle à l’impudicité, et que les marchands de la terre se sont enrichis par la puissance de son luxe.

Apocalypse 18.2/3

Nous avons vu dans la première partie de cette méditation comment Dieu, pour punir l’iniquité transforme en désert les lieux fertiles, il est temps de parler de ce même Dieu qui bénit ceux qui le craignent en fertilisant les déserts.

Lorsqu’il eut achevé la construction du temple, Salomon organisa un culte et adressa, au nom du peuple, une longue prière à l’Éternel. Le Seigneur lui répondit de façon immédiate :

Quand je fermerai le ciel et qu’il n’y aura point de pluie, quand j’ordonnerai aux sauterelles de consumer le pays, quand j’enverrai la peste parmi mon peuple ; si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, – je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays.

2 Chroniques 7.13/14

Lorsque l’État d’Israël fut créé en 1948, la terre de Palestine était une contrée aride, en la cédant aux Juifs, on ne perdait pas grand-chose, pourtant ce désert est devenu un pays fertile et des villes nouvelles s’y sont édifiées. Souvenons-nous des versets que nous avons lus en Deutéronome 11.16/17.

Gardez-vous de laisser séduire votre cœur, de vous détourner, de servir d’autres dieux et de vous prosterner devant eux. La colère de l’Éternel s’enflammerait alors contre vous ; il fermerait les cieux, et il n’y aurait point de pluie ; la terre ne donnerait plus ses produits, et vous péririez promptement dans le bon pays que l’Éternel vous donne.

Cette menace était précédée d’une promesse aux fidèles :

Je donnerai à votre pays la pluie en son temps, la pluie de la première et de l’arrière-saison, et tu recueilleras ton blé, ton moût et ton huile ; je mettrai aussi dans tes champs de l’herbe pour ton bétail, et tu mangeras et te rassasieras.

Deutéronome 11.14/15

Revenons au temps de Moïse, et prenons un instant la place des Israélites qui ont quitté les rives du Nil aux eaux si pures. Je ne vous conseillerais pas, si vous allez au Caire, de remplir votre gourde à l’eau du Nil, mais au temps des pharaons, elle était la meilleure du monde. Les Égyptiens mangeaient très salé pour se donner soif et se désaltérer au Nil. Et les voilà dans le désert. Rien à boire et rien à manger.

L’Éternel, s’adressant à Moïse, dit : J’ai entendu les murmures des enfants d’Israël. Dis-leur : Entre les deux soirs, vous mangerez de la viande, et au matin vous vous rassasierez de pain ; et vous saurez que je suis l’Éternel, votre Dieu. Le soir, il survint des cailles qui couvrirent le camp ; et, au matin, il y eut une couche de rosée autour du camp. Quand cette rosée fut dissipée, il y avait à la surface du désert quelque chose de menu comme des grains, quelque chose de menu comme la gelée blanche sur la terre. Les enfants d’Israël regardèrent et ils se dirent l’un à l’autre : Qu’est-ce que cela ? car ils ne savaient pas ce que c’était. Moïse leur dit : C’est le pain que L’Éternel vous donne pour nourriture.

Exode 16.11/15

Man hou ! Qu’est-ce que c’est que ça ?

Le problème de la faim est réglé, reste celui de la soif. Les Israélites ont assisté au miracle de la traversée de la Mer Rouge, avouez que le Seigneur ne fait pas cela tous les jours. Les batteries de leur foi devaient être rechargées pour un bon moment. Elles n’ont pourtant pas tenu une journée, une première difficulté survient et les voilà complètement à plat. Ils ont trouvé de l’eau, mais ne peuvent la boire. Et les voilà qui rouspètent et se plaignent, et veulent déjà faire demi-tour.

Ils arrivèrent à Mara ; mais ils ne purent pas boire l’eau de Mara parce qu’elle était amère. C’est pourquoi ce lieu fut appelé Mara. Le peuple murmura contre Moïse, en disant : Que boirons-nous ? Moïse cria à l’Éternel ; et l’Éternel lui indiqua un bois, qu’il jeta dans l’eau. Et l’eau devint douce. Ce fut là que l’Éternel donna au peuple des lois et des ordonnances, et ce fut là qu’il le mit à l’épreuve. Il dit : Si tu écoutes attentivement la voix de l’Éternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l’oreille à ses commandements, et si tu observes toutes ses lois, je ne te frapperai d’aucune des maladies dont j’ai frappé les Égyptiens ; car je suis l’Éternel, qui te guérit. Ils arrivèrent à Élim, où il y avait douze sources d’eau et soixante-dix palmiers. Ils campèrent là, près de l’eau.

Exode 15.23/27

Les voilà repartis, mais pas pour aller loin, car l’eau va manquer de nouveau et le peuple ira jusqu’à « tenter l’Éternel ».

Toute l’assemblée des enfants d’Israël partit du désert de Sin, selon les marches que l’Éternel leur avait ordonnées ; et ils campèrent à Rephidim, où le peuple ne trouva point d’eau à boire. Alors le peuple chercha querelle à Moïse. Ils dirent : Donnez-nous de l’eau à boire. Moïse leur répondit : Pourquoi me cherchez-vous querelle ? Pourquoi tentez-vous l’Éternel ? Le peuple était là, pressé par la soif, et murmurait contre Moïse. Il disait : Pourquoi nous as-tu fait monter hors d’Égypte, pour me faire mourir de soif avec mes enfants et mes troupeaux ? Moïse cria à l’Éternel, en disant : Que ferai-je à ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront. L’Éternel dit à Moïse : Passe devant le peuple, et prends avec toi des anciens d’Israël ; prends aussi dans ta main ta verge avec laquelle tu as frappé le fleuve, et marche ! Voici, je me tiendrai devant toi sur le rocher d’Horeb ; tu frapperas le rocher, et il en sortira de l’eau, et le peuple boira. Et Moïse fit ainsi, aux yeux des anciens d’Israël. Il donna à ce lieu le nom de Massa et Meriba, parce que les enfants d’Israël avaient contesté, et parce qu’ils avaient tenté l’Éternel, en disant : L’Éternel est-il au milieu de nous, ou n’y est-il pas ?

Exode 17.1/7

Permettez-moi de nous éloigner de notre sujet pour vous raconter cette anecdote, démonstration de l’humour de Dieu :

J’étais jeune encore et j’avais des soucis de santé, j’avais du cholestérol et de l’hypertension, il fallait absolument que je maigrisse. Plus de pâtisseries, plus de saucisson, plus de pâté de campagne, tout ce que j’aimais, mais je pouvais manger à satiété des épinards et des haricots verts, tout ce que je n’aimais pas. Le soir je me pesais, puis je lisais un ou deux chapitres et j’allais me coucher. Ce soir-là, je monte sur ma balance et je me dis : « C’est injuste, je n’ai fait aucun écart et j’ai repris deux kilos. » Et j’étais de mauvaise humeur. Et puis, j’ai ouvert ma bible, comme de coutume, et je suis tombé sur ce verset :

Israël est devenu gras, et il a regimbé ; Tu es devenu gras, épais et replet ! – Et il a abandonné Dieu, son créateur, Il a méprisé le rocher de son salut.

Deutéronome 32.15

Revenons à ce qui nous préoccupe, laissons de côté l’aspect adipeux de notre affaire et attachons-nous à la dernière phrase : Il a méprisé le rocher de son salut.

Ce rocher de salut qui donne de l’eau aux assoiffés du désert nous conduit à Jésus.

Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous passé au travers de la mer, qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, qu’ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ. Mais la plupart d’entre eux ne furent point agréables à Dieu, puisqu’ils périrent dans le désert.

1 Corinthiens 10.1/5

Un rocher qui les suivait, non pas un rocher qui suivait Israël comme un petit chien ! Nous devons comprendre par là que chaque fois que se présentait la soif, il se trouvait toujours un rocher dans le désert qui leur donnait de l’eau.

Un rocher spirituel. Il est spirituel parce qu’il nous invite à voir au-delà du fait qu’il rassasie la soif, il rassasie aussi la soif spirituelle, en ce sens, nous comprenons que le rocher naturel reste un rocher, mais que le rocher spirituel n’est autre que Jésus-Christ. Christ était présent dans leur périple, il les suivait, et il pourvoyait à leur soif de salut. C’est principalement dans nos vies que Dieu veut transformer les déserts en fleuves ou en étang.

Une femme de Samarie vint puiser de l’eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire. Car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres. La femme samaritaine lui dit : Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine ? – Les Juifs, en effet, n’ont pas de relations avec les Samaritains. – Jésus lui répondit : Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire ! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive. Seigneur, lui dit la femme, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ; d’où aurais-tu donc cette eau vive ? Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? Jésus lui répondit : Quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici.

Jean 4.7/15

Ainsi, notre pauvre monde pourra toujours s’affoler en voyant les étangs se transformer en déserts, il peut continuer de proposer des solutions ridicules et inefficaces, nous comprenons qu’au moyen de tous ces bouleversements, le Seigneur nous délivre un message de salut que seul le Saint-Esprit nous rend capables de comprendre.

Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture. Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.

Jean 7.37/39

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