16. S’il y avait un Bon Dieu…

S’il y avait un Bon Dieu…

Il n’y aurait pas toutes ces misères. Il n’y aurait pas toutes ces guerres, toutes ces injustices.

Et d’ailleurs moi, si j’étais le Bon Dieu, j’irais chercher mon nettoyeur à haute pression et je commencerai par débarrasser la planète de toutes les crapules, fripouilles et autres racailles. Cela nous permettrait de mieux respirer. Vous n’êtes pas d’accord avec moi ?

Argument éculé et reformulé, prétexte à justifier l’incrédulité, à rassurer, il console et endort nos consciences. Le « Bon Dieu » peut avoir l’excuse de ne pas exister, il n’en est pas moins au banc des accusés. « Mais qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu pour mériter une vie pareille ? » « C’est la faute au Bon Dieu si mes voisins sont méchants. Et si moi-même je suis méchant, c’est sa faute aussi. Après tout, il n’avait qu’à me faire autrement. »

Le bon Dieu n’avait qu’à !

À l’époque où Jésus enseignait en Terre-Sainte, et même bien avant sa venue, l’athéisme n’existait pas, du moins, pas sous une forme officielle. On n’accusait pas Dieu de ne pas exister, mais on ne manquait pas de lui adresser des reproches :

  • « Pourquoi Dieu permet-il la misère et la souffrance ? »
  • « Pourquoi tolère-t-il les méchants ? »
  • « Pourquoi accepte-t-il l’injustice ? »
  • « Pourquoi les impies sont-ils riches et les fidèles dans la nécessité ? »

À cette série de questions aussi ancienne que l’humanité elle-même, Jésus va répondre par une petite histoire, une parabole : celle du « bon grain » et de « l’ivraie ».

Il leur proposa une autre parabole, et il dit : Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé, et s’en alla. Lorsque l’herbe eut poussé et donné du fruit, l’ivraie parut aussi. Les serviteurs du maître de la maison vinrent lui dire : Seigneur, n’as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ? Il leur répondit : C’est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent : Veux-tu que nous allions l’arracher ? Non, dit-il, de peur qu’en arrachant l’ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé. Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier.

Matthieu 13.24/30

Cette question, que les disciples, sympathisants et même ennemis de Jésus n’ont pas manqué de lui poser, peut-être subdivisée en deux sous-questions :

  • « Pourquoi Dieu, qui est en principe un Dieu juste, tolère-t-il l’injustice ? »
  • « Combien de temps cela va encore durer ? »

Le livre de Job est considéré comme l’un des plus anciens de la Bible, le personnage a vécu bien avant Moïse, peut-être même avant Abraham. Il est présenté comme un homme juste et craignant Dieu :

Il y avait dans le pays d’Uts un homme qui s’appelait Job. Et cet homme était intègre et droit ; il craignait Dieu, et se détournait du mal. Il lui naquit sept fils et trois filles. Il possédait sept mille brebis, trois mille chameaux, cinq cents paires de bœufs, cinq cents ânesses, et un très grand nombre de serviteurs. Et cet homme était le plus éminent de tous les fils de l’Orient. Ses fils allaient les uns chez les autres et donnaient tour à tour un festin, et ils invitaient leurs trois sœurs à manger et à boire avec eux. Et quand les jours de festin étaient passés, Job appelait et sanctifiait ses fils, puis il se levait de bon matin et offrait pour chacun d’eux un holocauste ; car Job disait : Peut-être mes fils ont-ils péché et ont-ils offensé Dieu dans leur cœur. C’est ainsi que Job avait coutume d’agir.

Job 1.1/5

Selon notre bonne vielle logique, un homme qui a tant de mérites devrait forcément être heureux. Dans le cas contraire, Dieu serait injuste. Ou alors il n’existe pas.

La suite du livre de Job nous démontre que son bonheur, – car c’est vrai, il était heureux, – va s’effondrer en un instant, laissant place au deuil, à la ruine et à la maladie.

Le lecteur de la Bible sait pour quelle raison, cet homme si pieux sera, pour un temps, cruellement éprouvé. Job a été l’objet d’une sorte de pari entre Dieu et Satan. Mais Job, lui, ne le sait pas, pas plus que ses trois prétendus amis qui ne sont pas allés chercher loin les explications de ses malheurs :

« C’est parce que tu as désobéi à Dieu qu’il t’arrive toutes ces bricoles. Va te confesser et tout rentrera dans l’ordre. »

Malgré sa foi très solide. Job, et nous le comprenons, se laisse aller au découragement et au doute : « Ce Dieu que j’ai servi avec tant d’amour est finalement tyrannique et indifférent. »

On arrache l’orphelin à la mamelle, On prend des gages sur le pauvre. Ils vont tout nus, sans vêtement, Ils sont affamés, et ils portent les gerbes ; Dans les enclos de l’impie ils font de l’huile, Ils foulent le pressoir, et ils ont soif ; Dans les villes s’exhalent les soupirs des mourants, L’âme des blessés jette des cris… Et Dieu ne prend pas garde à ces infamies !

Job 24.9/12

Habakuk a vécu longtemps après Job. C’est un prophète bien sympathique, car il n’hésite pas à nous faire part de ses doutes, et de ses incompréhensions. Il nous rappelle ainsi que les serviteurs de Dieu les plus remarquables ont les mêmes faiblesses que nous.

Voici ce qu’il écrit :

Jusqu’à quand, ô Éternel ?… J’ai crié, Et tu n’écoutes pas ! J’ai crié vers toi à la violence, Et tu ne secours pas ! Pourquoi me fais-tu voir l’iniquité, Et contemples-tu l’injustice ? Pourquoi l’oppression et la violence sont-elles devant moi ? Il y a des querelles, et la discorde s’élève. Aussi la loi n’a-t-elle point de vie, La justice n’a-t-elle point de force ; Car le méchant triomphe du juste, Et l’on rend des jugements iniques.

Habakuk 1.2/4

Face au scepticisme de son entourage, Jésus va donc raconter cette histoire :

Un paysan sème du blé dans son champ. Il faut bien sûr comprendre ce fait banal dans un sens allégorique. Le champ, c’est le monde. Le cultivateur, c’est Dieu. Et le blé, vous l’avez compris, ce sont les pauvres de nous.

Et vous remarquerez qu’il est précisé : « Une bonne semence ». Il ne s’est pas contenté d’un blé à bon marché. Nous avons de la valeur. Dieu est créateur, et quand il crée, il ne fabrique pas de la camelote. Ce n’est ni par vanité ni par orgueil que David s’écrie :

Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien.

Psaume 139.14

N’ayons donc pas honte de proclamer nous aussi que nous sommes créés à l’image de Dieu et que nous sommes (en théorie !) des créatures parfaites.

Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.

Genèse 1.27

Mais la langue, aucun homme ne peut la dompter ; c’est un mal qu’on ne peut réprimer ; elle est pleine d’un venin mortel. Par elle nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l’image de Dieu.

Jacques 3.8/9

Bien entendu, la réalité dépasse largement la théorie et semble la contredire.

Dans les campagnes, les fermiers ne s’entendent pas toujours entre eux ; ils ont souvent des conflits au sujet d’un mouton qui a brouté trois brins d’herbe dans la prairie de l’autre. Et c’est ce qui est arrivé à notre brave cultivateur. Il a un voisin irascible qui ne l’aime pas du tout, un mauvais coucheur, et celui-ci ne sait plus quoi inventer pour lui empoisonner la vie.

Le divin cultivateur a lui aussi un rival. Son ennemi, le diable, est bien différent de cette image que les hommes se sont faite de lui. Pas de pieds ni de cornes de bouc, pas d’ailes de chauve-souris, pas de queue en forme de prise de courant, encore moins de survêtement rouge. Satan est un être extrêmement doué, intelligent et beau. Satan n’est pas le « mauvais Dieu » opposé au « Bon Dieu ». Il n’y a qu’un seul Dieu : le Dieu bon. Satan n’a pas créé les méchants : Il est incapable de créer puisque lui-même a été créé par Dieu. L’expression « créature du diable » est donc totalement inappropriée.

Satan était le plus beau des anges, et comme tel, il s’est rempli d’orgueil, il s’est « pris la grosse tête » et s’est imaginé qu’il pouvait usurper la place de son créateur.

Le livre d’Ézéchiel nous parle d’un certain roi de Tyr qui s’était lui aussi enorgueilli de toutes ses perfections et qui est une image de ce rival jaloux de Dieu :

Fils de l’homme, Prononce une complainte sur le roi de Tyr ! Tu lui diras : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Tu mettais le sceau à la perfection, Tu étais plein de sagesse, parfait en beauté. Tu étais en Eden, le jardin de Dieu ; Tu étais couvert de toute espèce de pierres précieuses, De sardoine, de topaze, de diamant, De chrysolithe, d’onyx, de jaspe, De saphir, d’escarboucle, d’émeraude, et d’or ; Tes tambourins et tes flûtes étaient à ton service, Préparés pour le jour où tu fus créé. Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées ; Je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu ; Tu marchais au milieu des pierres étincelantes. Tu as été intègre dans tes voies, Depuis le jour où tu fus créé Jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi.

Ézéchiel 28.12/15

On dit souvent du diable qu’il est le « singe de Dieu ». Ce qui signifie qu’il aime imiter les œuvres du Créateur pour qu’on s’intéresse à lui et aussi pour séduire les croyants superstitieux et superficiels. C’est pourquoi il est recommandé de ne pas accorder sa foi à tous les esprits et de se tenir en garde contre les esprits séducteurs, aussi de ne pas attribuer à Dieu tous les signes miraculeux qui peuvent se produire.

Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons.

1 Timothée 4.1

Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde.

1 Jean 4.1

Le diable étant ainsi reconnu comme l’imitateur de Dieu – on aurait pu l’appeler Thierry le triste luron – ne soyons donc pas étonnés de le voir employer les méthodes de Dieu. Il va semer, lui aussi.

Il ne va pas créer quelque chose ou quelqu’un à son image. Nous l’avons bien dit : il en est incapable. Mais il va semer dans le cœur de l’homme des sentiments, des désirs et des comportements bien propres à son caractère. Il va mélanger à la bonne semence de Dieu une mauvaise plante qui va la corrompre : l’ivraie.

L’ivraie : qu’est-ce que c’est ?

Le cauchemar des jardiniers, une mauvaise herbe. Quand elle est jeune, elle ressemble à du blé. Quand elle grandit, elle ressemble à du blé, mais quand le blé est mûr, l’ivraie reste l’ivraie : ses épis sont vides et sans consistance.

C’est une céréale qui leurre !

L’ivraie, en grec, se dit zizania, et chacun connaît l’expression : « semer la zizanie ».

Imaginez maintenant la réaction des villageois, mais aussi celle des ouvriers en voyant le blé monter en herbe, et l’ivraie monter avec lui. D’abord des murmures :

« Le patron n’a vraiment pas les idées claires. Sa mère a dû le bercer trop près du mur ! Semer de l’ivraie avec son blé ! On n’a jamais vu ça de mémoire de paysan. Il lui manque une case ou quoi ? »

Après les murmures, la révolte :

« Alors ainsi nous avons donné le meilleur de nous-mêmes à travailler dans ce champ pour récolter les mauvaises herbes. Sans compter les moqueries des confrères du champ d’à côté. Ah ! Ça ne se passera pas comme ça ! Je m’en vais lui dire deux mots, moi, au big boss ! »

Après les murmures et la révolte, c’est la délégation syndicale dans le bureau du patron et le préavis de grève.

Et le patron doit alors s’expliquer.

« Je suis aussi surpris que vous de la tournure des événements. Ce n’est pas moi qui ai décidé de semer l’ivraie. C’est encore un coup de “qui vous savez”.

– Qu’allons-nous faire, maintenant ? »

La question reste ouverte : l’ivraie est là, que faut-il en faire ?

Les explications du maître ont convaincu les ouvriers : c’est l’ennemi, celui qu’on appelle aussi « l’Astre lumineux (Lucifer) » qui est l’auteur de cette confusion.

Avons-nous bien compris que ce n’est pas Dieu qui a semé la méchanceté dans le cœur des hommes ? Cette méchanceté s’appelle le péché : une propension à ignorer Dieu et à lui désobéir.

S’il est admis qu’il existe des « gentils » et des « méchants », la parole de Dieu n’admet aucune exception au péché :

Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu.

Romains 3.23

Quoi donc ! Sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché.

Romains 3.9

C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché…

Romains 5.12

Comme ils continuaient à l’interroger, il se releva et leur dit : Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.

Jean 8.7

À toute crise, il existe deux sortes de solutions : les solutions sérieuses et les solutions « YAKA ».

« YAKA prendre une binette et la question est réglée !

– Réfléchis un peu, Marcel. En binant l’ivraie, tu vas aussi arracher le bon blé.

– Ah oui ! C’est vrai. »

Abandonnons la solution YAKA. Si YAKA supprimer tous les pécheurs, personne n’échapperait à la destruction. Certainement pas moi, en tout cas !

« Voici ce que je propose, dit le maître cultivateur : faisons comme si nous n’avions rien remarqué d’anormal, laissons l’ivraie pousser avec le bon blé. Cela prendra du temps, il nous faudra de la patience, mais quand le blé sera mûr pour la moisson, il n’y aura plus de doute possible. Les mauvais épis seront arrachés à part et brûlés, tandis que les bons épis seront engrangés. »

La patience de Dieu n’est plus à démontrer. Dès les premières pages de la Bible, il démontre à Abraham sa capacité à retarder le jugement imminent contre Sodome, à cause de Lot, seul habitant de la ville considéré comme juste.

Abraham s’approcha, et dit : Feras-tu aussi périr le juste avec le méchant ? Peut-être y a-t-il cinquante justes au milieu de la ville : les feras-tu périr aussi, et ne pardonneras-tu pas à la ville à cause des cinquante justes qui sont au milieu d’elle ? Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu’il en soit du juste comme du méchant, loin de toi cette manière d’agir ! Loin de toi ! Celui qui juge toute la terre n’exercera-t-il pas la justice ? Et l’Éternel dit : Si je trouve dans Sodome cinquante justes au milieu de la ville, je pardonnerai à toute la ville, à cause d’eux.

Genèse 18.23/26

Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

2 Pierre 3.9

Le bon grain va donc cohabiter avec l’ivraie, les pécheurs avec les justes. Cela continuera jusqu’au jour où le Seigneur décidera qu’il est temps de moissonner, de séparer les bons des mauvais, bref, de régler ses comptes avec l’humanité.

Une objection me paraît évidente : puisque nous venons de démontrer qu’il n’y a pas de justes et que tous les hommes sont des pécheurs, il devrait n’y avoir que de l’ivraie dans ce champ. Alors qui sont les bons épis ?

Les bons épis sont des pécheurs, eux aussi, mais qui ont accepté l’offre unique de Jésus-Christ. En choisissant une vie nouvelle avec lui, ils ont opté pour le pardon et l’oubli de leurs péchés. Voici ce que Jean-Baptiste disait de Jésus :

Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit : Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.

Jean 1.29

Nous n’ignorons pas que Jésus a payé de sa vie et de son sang pour que chaque pécheur ait gratuitement accès à cette vie nouvelle, et que chaque épi puisse se remplir de belle farine fine et blanche.

Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de notre Dieu.

1 Corinthiens 6.11

Voici venu le jour de la moisson. C’est un jour unique. Ce jour-là, la patience divine prendra fin et Jésus viendra lui-même régler le problème. Écoutons la promesse du Seigneur, alors qu’il s’adressait à ses disciples :

Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi.

Jean 14.1/3

Pour ceux qui ont choisi d’être du bon grain, c’est une excellente nouvelle. Où passerons-nous l’éternité ? N’est-il pas préférable d’avoir une certitude inébranlable dans la parole du Christ et attendre avec foi la belle demeure qu’il nous a préparée ?

Si toutefois, comme nous en avons le droit, nous refusons cette offre de Jésus, si nous désirons garder notre statut d’ivraie, nous en accepterons aussi le sort final : être brûlés au feu.

Et il me dit : C’est fait ! Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. À celui qui a soif, je donnerai de la source de l’eau de la vie, gratuitement. Celui qui vaincra héritera ces choses ; je serai son Dieu, et il sera mon fils. Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les débauchés, les magiciens, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.

Apocalypse 21.6/8

Je ne suis pas convaincu que l’enfer soit une immense marmite remplie de liquide enflammé dans laquelle les damnés seront précipités sans aucun ménagement et au bord de laquelle des diablotins armés de tridents veilleront à les empêcher d’en sortir. Je crois même qu’il n’y a pas plus de feu en enfer que sur la terre. C’est à mon avis une image pour décrire un endroit où les perdus souffriront beaucoup, toutefois, je n’en fais pas un dogme.

Je n’aime d’ailleurs pas tellement parler de l’enfer, mais un prédicateur n’a pas le droit de cacher à ses ouailles certaines facettes de la parole de Dieu qui pourraient leur sembler moins sympathiques.

Je voudrais terminer avec une idée positive :

Je crois que l’enfer existe, mais je suis aussi convaincu que Dieu a vraiment fait le maximum pour nous l’éviter, et pour nous ouvrir la porte du paradis. Dieu ne veut que du bien aux hommes. Il veut qu’aucun ne périsse. C’est écrit :

Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

2 Pierre 3.9

Il n’appartient plus qu’à chacun d’entre nous de faire son choix.

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