Dimitri Plogrov - Prologue

DIMITRI PLOGROV

Drame en cinq actes

Personnages :

Dimitri Plogrov : l’Antéchrist (la bête qui monte de la mer)

Bafanov[1] : le faux prophète (la bête qui monte de la terre)

Yvonnick (née Le Kervédec) : femme de Dimitri

Marcos Dos Pesos : pasteur charismatique

Théophile : adjoint de Dos Pesos

Priscille : femme de Théophile

David : membre de l’église de Dos Pesos

Apollos : pasteur « baptiste »

Abraham Rosenfeld : Grand Rabbin

L’émir Abdallah

Moïse et

Élie : les deux témoins

Salomon : juif de Jérusalem

Esther : espionne israélienne

L’apôtre Jean

Source : Livre de l’Apocalypse, chapitre 13.

  

Où se situe la Babylone des derniers temps ?

Selon certains, c’est Rome, la ville aux sept collines[2], qui serait désignée ainsi, pour d’autres,[3] il s’agit des États-Unis d’Amérique, certains ont pensé à Moscou alors qu’elle était encore capitale de l’URSS. De plus en plus d’exégètes affirment que Babylone serait reconstruite sur son ancien site. Saddam Hussein aurait commencé. Nous situerons donc la nouvelle Babylone, comme l’ancienne, en Irak, sur les rives de l’Euphrate.

Et il se tint sur le sable de la mer. Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. La bête que je vis était semblable à un léopard ; ses pieds étaient comme ceux d’un ours, et sa gueule comme une gueule de lion. Le dragon lui donna sa puissance, et son trône, et une grande autorité. Et je vis l’une de ses têtes comme blessée à mort ; mais sa blessure mortelle fut guérie. Et toute la terre était dans l’admiration derrière la bête. Et ils adorèrent le dragon, parce qu’il avait donné l’autorité à la bête ; ils adorèrent la bête, en disant : Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle ? Et il lui fut donné une bouche qui proférait des paroles arrogantes et des blasphèmes ; et il lui fut donné le pouvoir d’agir pendant quarante-deux mois. Et elle ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom, et son tabernacle, et ceux qui habitent dans le ciel. Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation. Et tous les habitants de la terre l’adoreront, ceux dont le nom n’a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie de l’agneau qui a été immolé. Si quelqu’un a des oreilles, qu’il entende ! Si quelqu’un mène en captivité, il ira en captivité ; si quelqu’un tue par l’épée, il faut qu’il soit tué par l’épée. C’est ici la persévérance et la foi des saints.

Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et qui parlait comme un dragon. Elle exerçait toute l’autorité de la première bête en sa présence, et elle faisait que la terre et ses habitants adoraient la première bête, dont la blessure mortelle avait été guérie. Elle opérait de grands prodiges, même jusqu’à faire descendre du feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes. Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu’il lui était donné d’opérer en présence de la bête, disant aux habitants de la terre de faire une image à la bête qui avait la blessure de l’épée et qui vivait. Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués. Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six.

Apocalypse, chapitre 13

Pour une étude théologique sérieuse et approfondie de ces événements, je recommande l’ouvrage de John H. Alexander : L’Apocalypse verset par verset (La Maison de la Bible).

PROLOGUE

Apocalypse – chapitre 1

 

JEAN

Que la grâce et la paix vous soient à tous données,
Anges des sept églises au Maître destinées.
De par celui qui est, qui était et qui vient,
De par les sept esprits devant le trône sien,
Et de par Jésus-Christ, le témoin, le fidèle,
Premier parmi les morts, des princes le modèle.
À celui qui nous aime et nous a délivrés
Par son précieux sang de nos nombreux péchés,
Celui qui fait de nous pour la gloire du Père,
Un royaume sacré, des prêtres la lumière.
À son nom soient la gloire, la puissance et l’honneur,
Jusqu’à la fin des siècles, Amen.

                                                C’est le Seigneur.
Tous les yeux le verront debout sur les nuées,
Chacun reconnaîtra ses larges mains percées,
De l’infâme couronne la marque sur son front.
Et ceux qui l’ont cloué tous se lamenteront.

Amen.

            « Je suis l’Alpha par lequel tout commence
Et je suis l’Oméga, jour de la délivrance.
Je fus, je suis, je viens ; je suis le Tout-puissant. »

Moi, Jean, le serviteur, témoin persévérant,
Exilé sur Patmos héraut de la Parole
Et proclamant Jésus, résistant aux idoles.
Les flots sont mes murailles, les rochers mon abri ;
Je fus ravi le Jour du Seigneur, en esprit.
J’entendis résonner l’angélique trompette,
Une voix de tonnerre au-dessus de ma tête.
« Écris, me dit un ange, aux sept communautés. »
Je vis sept chandeliers brillant de pureté,
Au milieu des flambeaux parut le Fils de l’homme :
Le Fils du Dieu vivant, c’est ainsi qu’on le nomme,
Portant ceinture d’or ; ses cheveux étaient blancs
Comme blanche est la laine ; ses yeux étaient brûlants.
De l’ardeur du soleil on aurait dit la flamme,
Consumant toutes chairs et réchauffant les âmes.
Ses pieds semblaient d’airain que l’on fond dans le feu.
Sa voix comme les eaux : c’était la voix de Dieu.
Dans sa main sept étoiles, dans sa bouche une épée.
D’une extrême terreur mon âme fut frappée.
Il me dit : « Ne crains point. » – Je tombai comme mort –
« Car je suis le premier et le dernier encor.
Je sortis du tombeau, de la fange mortelle ;
Je suis ressuscité, la gloire est éternelle.
De ton calame écris sur un blanc parchemin
Ce qui était hier, ce qui sera demain ».


[1] Alphose de Baffagnon dans Sylduria.

[2] Apocalypse 17.9

[3] En particulier des Témoins de Jéhovah.