Pourquoi je crois à la Bible

Un message de Fernand Legrand

 

Pourquoi je crois à la Bible

Mon père disait: "Le papier se laisse écrire!". Il disait cela en rapport avec la Bible, ce qui lui évitait de faire l’effort de la lire. J’étais à bonne école et s’il était un livre que je me gardais bien de lire, c’était celui-là. Ce qui ne m’empêchait pas d’en lire beaucoup d’autres, de les croire, bien qu’ils fussent tous imprimés sur du papier qui se laisse écrire!

Ce que je vais partager avec vous, je ne l’ai pas toujours cru, ce qui écarte tout à priori. Je parlerai des sept raisons qui m’ont amené à croire que la Bible est bien d’inspiration divine. Elle n’est pas le livre des hommes qui parlent de Dieu, elle est le livre de Dieu qui parle aux hommes.

Victor Hugo a dit: "Il est un livre qui contient toute la sagesse humaine éclairée par toute la sagesse divine, c’est la Bible".

Walter Scott qui avait écrit de nombreux livres, sur son lit de mort a demandé à son fils: "apporte-moi le livre". Sur la réponse "Quel livre?" il a déclaré: "il n’y a qu’un livre qui mérite d’être appelé  Le Livre: la Bible!".

 

Il y a trois révélations de Dieu dans l’univers :

  1. le livre de la Création qui me révèle la grandeur de Dieu, mais pas plus;
  2. le livre de la Conscience qui me parle de la justice de Dieu, mais pas davantage;
  3. la Bible (le Livre) qui seul me parle de l’amour et des plans de Dieu.

Prises séparément, les sept raisons que je vais évoquer ne sont pas suffisantes pour convaincre quelqu’un de l’inspiration divine des Ecritures. Les preuves qui m’ont amené à cette conviction sont cumulatives. Si, dans un procès, l’accusation ou la défense n’ont qu’une pièce à apporter au dossier, l’affaire risque d’être classée sans suite, mais s’il y en a sept, le cumul de ces preuves va peser d’un poids énorme sur les débats. J’apporterai des éléments internes et externes à la Bible elle-même.

I Je crois à la Bible parce que elle n’est pas parole d’homme mais de Dieu

Plus de trois mille fois, il y est dit: "Ainsi parle l’Eternel". Et non pas ainsi dit Abraham, ainsi dit Esaïe, ainsi dit Jérémie, ainsi dit Paul ou Pierre, etc… mais "Ainsi dit l’Eternel".

L’homme va en s’améliorant dans tous les domaines, selon la théorie de l’évolution. Si la Bible est un ouvrage d’homme, il devrait donc être capable d’écrire une meilleure Bible. Car ce que l’homme a pu faire, il l’a toujours amélioré. Dans le domaine de la radio je pense aux vieux postes à galènes d’après la grande guerre qui étaient prodigues en….grésillements! Aujourd’hui on en est à la stéréophonie et à la très haute fidélité. Idem pour le gramophone à aiguille du papa Edison qui a laissé sa place au CD et au laser.

En 1940, il y avait une station de télévision expérimentale à Paris. On y devinait plus qu’on y voyait quelque chose; on en est maintenant à l’image numérique.

En 1913 Henri Blériot traversait péniblement la Manche et Lindbergh en 1927 l’Atlantique à bord de son "Spirit of Saint Louis"; aujourd’hui on en est à l’astronautique.

En littérature, Louis Racine n’avait pas le génie de son père Jean Racine, mais il pouvait corriger les vers de son père. Ce qui veut dire que ce que l’homme a fait, il l’a toujours amélioré. Si donc c’est l’homme qui a écrit la Bible il devrait être capable d’en écrire une meilleure. Or, tous ceux qui s’y sont essayés n’ont pu que la tronquer et la dénaturer. Un piteux exemple est celui du Coran qui se propose de confirmer la Bible et qui la dénature et la contredit…

II Je crois à la Bible en raison de l’unité du livre

Ce qui me permet de croire à l’inspiration de la Bible c’est son unité.

Le Livre est en réalité composé de 66 livres sous une seule reliure. Son temps de composition s’étend sur 1500 ans. Plus de 40 auteurs vivants à des époques et dans des conditions différentes et dont la plupart ne se sont jamais connus, ont été employés à sa rédaction. Parmi eux il y avait des rois, des bergers, des législateurs, des citadins, des paysans, des intellectuels, des Juifs et un médecin d’origine étrangère. Et l’ensemble forme un tout homogène et harmonieux.

Par comparaison, prenons 40 médecins contemporains, mettons-les dans des endroits séparés et demandons-leur de soutenir chacun une thèse sur, par exemple, le cancer, ses origines, son traitement et sa guérison. Une fois les 40 thèses réunies, on a toutes les chances de se trouver devant 40 avis souvent contradictoires. Ce qui n’est pas le cas avec la Bible. Comment expliquer cela?

L’une des dernières avancées de l’astronautique est la mise sur orbite de la station internationale. Les nombreuses et différentes parties de cette station orbitale ont été fabriquées dans plusieurs pays du monde. Or ces pièces si différentes les unes des autres donnent au montage dans l’espace un assemblage parfait. Pourquoi et comment? Parce qu’il y a un esprit maître à la base de tout le travail. De même, il y a, à la base de la Bible, un grand architecte, un esprit maître, le Saint Esprit. Voici ce qu’en dit l’apôtre Pierre, lui-même conduit par ce Saint-Esprit: "Ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussé (portés) par le Saint- Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu".

Certes, il y a des passages difficiles mais pas de contradictions. Par exemple, dans un des Evangiles on voit un aveugle venir à Jésus et être guéri. Dans un autre qui rapporte la même scène, un deuxième aveugle apparaît qui n’est pas mentionné dans le premier récit. Y avait-il deux aveugles ou un seul ? Y avait-il contradiction ? Je ne me suis pas achoppé à cette difficulté mais elle m’a posé un problème.

Il m’est arrivé une aventure qui m’a aidé à dépasser ces apparentes contradictions. Pendant mes études en Angleterre, c’était au temps où ces pauvres Anglais n’avaient pas encore inventé le système décimal. Leur livre sterling se divisait en 20 shillings et le shilling en 12 pence qu’au singulier on appelait penny. Un vrai casse-tête pour le continental que j’étais. Une étudiante Française, elle, renversait tout simplement son porte-monnaie sur le comptoir et disait: Servez-vous! A cette époque j’avais la tignasse touffue et flamboyante d’un rouquin, ce qui nécessitait bien un coup de peigne de temps en temps. Et comme il m’en fallait un de poche, passant devant un de ces Bazars où l’on vend de tout, je vois des peignes affichés à 9 et à 11…..Vite je fais mentalement le calcul et j’en conclus que 9 ou 11 shillings, c’était vraiment trop cher. Mais, pris d’un soupçon, je me ravise, je reviens sur mes pas et en regardant de près je m’aperçois que ce n’était pas de shillings qu’il s’agissait mais de pence! Tout changeait, c’était l’affaire du siècle, et du coup, j’ai acheté deux peignes, celui à 9 et l’autre à 11 pence. Le même jour, dans une discussion de groupe, nous parlions entre nous de la difficulté pour les étrangers de compter l’argent avec ce système archaïque. J’en ai profité pour raconter mon aventure en me servant du peigne à 9 pence. Un peu plus tard, dans la même journée, je me suis retrouvé dans un autre groupe où le même sujet a été évoqué. J’ai re-raconté mon histoire de peigne mais en me servant cette fois-ci du peigne à 11 pence. Or il se fait qu’un étudiant qui était dans le premier groupe était aussi dans le suivant. Il a posé sur moi un regard ironique et il m’a dit: Quelle inflation, en deux heures les 9 pence sont déjà devenus 11 pence! Pour lui il y avait une contradiction évidente mais pas pour moi. Les deux récits étaient justes. J’aurais même pu donner une troisième version de la chose en employant l’exemple des deux peignes à la fois. C’est sans doute ce qui s’est passé dans le récit des deux aveugles. L’un des évangélistes a rapporté l’extraordinaire guérison en mettant l’accent sur un des deux aveugles (peut-être plus démonstratif) tandis que l’autre évangéliste, pour parler du même miracle, a mentionné les deux parce que le but n’était pas qu’il y ait un ou deux hommes, mais de faire connaître Celui qui était capable d’accomplir de tels miracles. Dans le cas des aveugles comme dans celui de mes peignes, les choses n’étaient pas contradictoires mais complémentaires, comme le sont aussi les deux côtés d’un billet de banque.

III Je crois à la Bible parce que elle a résisté à tous les assauts

Jamais livre n’a subi tant d’outrages et de calomnies. L’Ennemi qui, dès le début, a semé le doute sur l’authenticité de la Parole de Dieu en disant: "Dieu a-t-il réellement dit?", s’est ensuite acharné à la détruire. En Jérémie 36.21-23 il est dit que "le roi Jojakim envoya son secrétaire pour prendre le livre…qu’il lut aux oreilles du roi… Le roi était assis dans la maison d’hiver…et le brasier était allumé devant lui. Lorsque le secrétaire eut lu trois ou quatre feuilles, le roi coupa le livre avec le canif du secrétaire, et le jeta dans le feu du brasier, où il fut entièrement consumé". C’était l’Inquisition avant la lettre, sombre époque où le livre de Dieu était mis à l’index, sa lecture interdite, et brûlé sur la place publique ainsi que ceux qui avaient le malheur d’en posséder un exemplaire.

Après l’Inquisition catholique, est venu d’Allemagne un ennemi plus insidieux, la Haute Critique qui s’est mise à dénigrer le livre, à le ridiculiser, à essayer de le mettre en contradiction avec l’Histoire, l’archéologie et la sémantique. Voici en bref trois exemples:

  • Le livre d’Esaïe ne pouvait pas avoir été écrit à la date qu’on lui attribue d’ordinaire en raison de la trop grande précision de ses prophéties. En se référant au style d’écriture, il ne pouvait avoir été écrit qu’en trois étapes postérieures et par des écrivains beaucoup plus tardifs dont certains mêmes seraient de la période néo-testamentaire. Hélas pour la Haute Critique, la découverte des célèbres manuscrits de la Mer Morte a remis les pendules à l’heure, et confirmé l’ancienneté et l’exactitude du livre d’Esaïe tel que nous le possédons traduit dans nos Bibles en français.
  • La même Haute Critique a nié la réalité historique du récit de la guerre de Mescha, roi de Moab contre le roi d’Israël, allant jusqu’à nier l’existence de ce Mescha. Mais il suffit aujourd’hui d’aller au Musée du Louvre pour y voir exposée la fameuse stèle dite Pierre de Moab, découverte en 1868, où le roi Mescha fit graver le récit de sa guerre de libération contre le roi d’Israël.
  • Voltaire se gaussait de la Bible à propos de la ville de Ninive. Selon lui une si grande métropole dont on ne trouvait aucune trace ne devait jamais avoir existé sinon à titre de légende car il tenait pour impossible et ridicule la disparition d’une pareille métropole. Mais sous l’impulsion du consul de France, M. Botta, des fouilles furent entreprises en 1842 qui confirmèrent l’authenticité historique de la ville et du même coup la vérité de la Bible.

IV Je crois à la Bible par ce que si elle n’est pas un traité scientifique (et elle ne l’est pas), quand elle parle de science, elle le fait de façon magistrale

En voici quelques exemples:

Le livre de Job qui passe pour être l’un des plus anciens de la Bible dit: "Il étend le septentrion sur le vide, il suspend la terre sur le néant" (26.7). Or, Job ne devait connaître que la cosmologie de son temps où l’on croyait que la terre reposait sur le dos d’un gigantesque éléphant, lequel reposait sur une tortue géante, laquelle nageait dans une grande mer. Quant à la mer, personne ne disait sur quoi elle reposait. Comment Job, qui partageait certainement les erreurs de son temps, a-t-il pu écrire que le septentrion était étendu sur le vide et la terre suspendue sur le néant, notions impensables à son époque ? Celui qui a inspiré ces paroles à Job, lui, le savait.

Avant qu’Isaac Newton ne découvre la loi de la gravitation universelle, découverte somme toute assez récente, Job dit (38.31-33) "Noues-tu les liens des Pléiades, ou détaches-tu les cordages de l’Orion ? Fais-tu paraître en leur temps les signes du Zodiaque, et conduis-tu la Grande Ourse avec ses petits ? Connais-tu les lois du ciel et règles-tu son pouvoir sur la terre ?". Comment Job pouvait-il affirmer de telles choses dont il ne pouvait avoir aucune connaissance, sinon sous l’inspiration du Créateur de l’univers et des lois qui le régissent.

Esaïe 40.22 parle du cercle de la terre et Proverbes 8.31 du globe de la terre. Il est clair que si le pape avait été un lecteur de la Bible, il n’aurait pas fait à Galilée le fameux procès en hérésie que l’on connaît.

En Luc 17.34-36, Jésus nous donne une approche surprenante de la rotondité de la terre. Il nous parle de son retour, événement universel et subit, qui, selon ce qu’en dit 1 Thessaloniciens.16 et 1 Corinthiens 15.52 se passera en un instanten un clin d’oeil et que le Seigneur décrit en ces termes: " Je vous le dis, en cette nuit-là, de deux personnes qui sont dans un même lit, l’une sera prise et l’autre laissée ; de deux femmes qui moudront ensemble, l’une sera prise et l’autre laissée ; de deux hommes qui seront aux champs, l’un sera pris et l’autre laissé ".A y regarder de près on trouve ici une erreur scientifique de taille. Deux personnes qui dorment c’est la nuit, deux femmes qui préparent le repas c’est le matin et deux hommes qui travaillent aux champs c’est la journée. Comment trois heures différentes peuvent-elles se passer comme c’est écrit,en un instant, en un clin d’œil ? Il y a là une impossibilité totale. A moins que….à moins que la terre ne soit un globe et que tandis que les Australiens seraient au dodo, nous serions, nous Européens au début de la journée et les Américains en fin de journée. Jésus connaissait-il les fuseaux horaires? A n’en pas douter oui, puisqu’il est le Créateur de toute choses selon ce qu’en dit l’Ecriture: "Tout a été fait par lui et pour lui".

Certes, et en cherchant bien, on pourrait trouver ici et là dans la Bible quelques assertions qui apparaissent anti-scientifiques, mais que dire alors de la science pour qui, d’évidente façon, une déclaration considérée comme "vérité" aujourd’hui sera peut-être déclarée "erreur" demain? N’ai-je pas entendu plusieurs fois ces derniers temps des gens bien pensants parler des "Quatre coins de la terre!!", alors que tout le monde sait que la terre n’a pas quatre coins. N’admettons-nous pas tous une erreur scientifique monumentale, quand sur tous les calendriers du monde on lit encore: Lever du soleil et coucher du soleil à telle heure. Chacun sait que le soleil ne se lève pas et qu’il ne se couche pas, que c’est là une illusion d’optique dont nous nous accommodons fort bien, tout anti-scientifique qu’elle soit. N’accusons pas la bible d’emprunter quelques une de nos erreurs. Comme le dit l’adage populaire: On sait ce que parler veut dire.

Et puis, si les auteurs de la Bible avaient essayé d’être partout en accord avec la science de leur époque, la Bible aurait été très vite un livre démodé car ce qui est appelé vérité scientifique aujourd’hui peut très bien ne plus l’être dix ans après. Je me souviens avoir lu au début des années 50, un article des Presses Universitaires de France à propos de nébuleuses que l’on croyait être des masses gazeuses ou étoiles en voie de formation. L’information était fausse car les télescopes géants et les radiotélescopes actuels ont découvert que, dans ce cas particulier, ces poussières d’astres étaient en réalité des milliers de galaxies contenant des millions de soleils semblables ou plus grands que le nôtre. Que vaudrait la Bible aujourd’hui si elle avait emboîté le pas aux plus audacieux philosophes grecs qui osaient penser que le soleil était peut-être aussi grand que la Grèce! Je répète ce que j’ai dit en tête de ce paragraphe: La Bible n’est pas un traité de science, ce n’est pas là son but ultime, mais elle le fait à l’occasion et quand elle le fait c’est toujours, comme nous venons de le voir, d’une façon magistrale.

V Je crois à la Bible surtout parce que les prophéties se sont accomplies à la lettre

A plusieurs reprises dans le livre du Prophète Esaïe, Dieu lance un défi aux voyants et autres "diseurs d’avenir" de toutes les époques. Esaïe 44.6 : "Ainsi parle l’Eternel, je suis le premier et je suis le dernier, et hors de moi il n’y a point de Dieu. Qui a, comme moi, fait des prédictions; qu’il le déclare et me le prouve. Qu’ils annoncent l’avenir et ce qui doit arriver!". Quel "challenge" à ces astrologues visionnaires qui n’ont même pas prédit un des plus grands événements de la fin du siècle, la chute de l’URSS et du mur de Berlin! Tandis que des hommes de la Bible, conduits par l’Esprit de Dieu ont prophétisé, non pas des quatrains nébuleux à la Nostradamus, mais des prophéties précises portant sur des noms, des dates et des événements à courts, moyens et longs termes.

A cela, les détracteurs du Saint Livre disent que les prophètes ont eu de la chance, qu’il y avait une chance que ça arrive et qu’ils ont eu cette chance. Mais ont-ils eu juste de la chance?

C’est Blaise Pascal qui a énoncé la loi des probabilités. En voici une démonstration dont je suis l’auteur. Devant les caméras de la télévision monégasque, Télé-Monte-Carlo, lors de l’émission "Trois Minutes S.V.P." J’ai mis dix balles de ping-pong numérotées de 1 à 10 dans un sac. J’ai commencé par poser la question: Combien y a-t-il de chance que je tire la balle N° 1 du premier coup? Une chance sur dix, bien sûr.

J’ai remis la balle N°1 dans le sac et j’ai demandé: Combien ai-je de chance de tirer la balle N°1 suivie immédiatement de la balle N°2? Je n’ai déjà plus qu’une chance sur 100. Je n’ai pas été plus loin que cette deuxième démonstration mais j’ai continué mes questions.

Si je veux sortir les balles 1,2,3 à la suite je n’ai plus qu’une chance sur 10 x 10 x 10, soit une chance sur mille. Et ainsi de suite jusqu’à 10 balles dans l’ordre et à la suite. Je n’ai plus alors qu’une chance sue 10 milliards, c’est-à-dire aucune!

Quelle part de chance faut-il attribuer aux prophètes et prophéties de la Bible qui ne sont pas au nombre de 10 mais de centaines et qui devaient s’accomplir dans l’ordre, le temps, les personnes et les événements qu’ils prophétisaient. En voici seulement une petite partie de celles qui concernaient la personne de Jésus.

En Michée 5.2, sept siècles avant l’événement, le lieu de sa naissance est précisé: "Et toi, Bethléem, petite entre les milliers de Juda, de toi sortira Celui qui dominera sur Israël et dont l’origine remonte aux jours d’éternité". Combien de chance y avait-il pour que s’accomplisse cette prophétie? Autant qu’il y avait de petits villages en Israël, disons pour rester modéré, une sur mille.

En Esaïe 7.14, le prophète prend le risque maximum. Cet enfant qui devait naître non pas n’importe où mais à Bethléem, devait aussi naître en conformité avec la prophétie qui disait: "Le Seigneur lui-même vous donnera un signe ; voici la vierge deviendra enceinte, et elle enfantera un fils…". Si, moi, j’avais dû prophétiser la naissance du Christ, jamais je n’aurais choisi l’impossible comme l’a fait Esaïe, car il n’y avait humainement parlant aucune chance que cela s’accomplisse. "Mais si, mais si" ont dit certains biologistes, la parthénogenèse (naissance virginale) a une chance sur 13 milliards (permettez-moi d’en douter) et cette chance est tombée sur Marie, rien de miraculeux dans tout cela .

Mais il ne faut pas oublier que cette chance sur 13 milliards doit être multipliée par deux puisque cet enfant devait être un fils et non une fille. Cela diminue les chances d’autant et ça ne fait plus qu’une chance sur 26 milliards. Mais ces 26 milliards doivent être multipliés par les mille villages possibles où ne devait pas naître le Christ. On en arrive déjà des dizaines de billions de non-chance. Et ce n’est pas fini.

Zacharie 9.9 pousse encore plus loin la précision et prophétise son entrée triomphale à Jérusalem non pas sur un cheval de parade, ou sur un chameau, ou sur un char romain, ou sur un éléphant des Indes, ou à pied, ou dans une Cadillac de luxe, ou sur un âne mais: "Pousse des cris de joie, Jérusalem! Voici ton roi vient à toi, il est humble et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse". Par combien faut-il multiplier ces billions de billions qu’il faut encore multiplier par le nombre de capitales du monde puisque c’est dans une seule d’entre elles à Jérusalem que cela devait se passer.

En plus Zacharie 11.13, cinq siècles avant les faits, dit que le roi à venir devait être trahi pour trente pièces d’argent et il s’exclame avec une ironie douloureuse: "Trente sicles d’argent…ce prix magnifique auquel ils m’ont estimé!"le prix d’un esclave sur le marché. Et Zacharie 12.10 poursuit en disant que son côté serait percé. Par combien faut-il encore multiplier les chiffres astronomiques déjà évoqués?

Mille ans avant que cela n’arrive, David, l’auteur du Psaume 22.17 décrit le supplice de la croix en ces termes: "Ils ont percé mes mains et mes pieds". Or, la crucifixion était un supplice romain et à l’époque où ces lignes étaient écrites, Rome n’existait pas encore. D’entrée, le même Psaume prophétise: "Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?", le cri que le Seigneur a poussé à la croix. Les sceptiques disent que le Christ connaissait cette prophétie le concernant, et qu’il aurait dit ces paroles afin qu’elles soient accomplies. Si même on retenait cette idée, le fait inexplicable reste qu’il fallait non seulement l’accomplir mais parler d’un supplice inconnu en Israël mille ans d’avance.

Si Jésus connaissait cette prophétie, les soldats romains connaissaient-ils celle écrite quelques lignes plus loin (verset 18): "Ils se partagent mes vêtements et tirent au sort ma tunique"? Ont-ils joué aux dès la tunique du Seigneur afin d’accomplir cette prophétie? 

Il y a quelques années, lors d’une exposition de la Bible, j’ai guidé un homme d’origine juive à qui j’ai donné des explications sur la Bible; arrivé au Nouveau Testament auquel les Juifs ne croient pas, il a haussé les épaules et il m’a fait comprendre que cela ne l’intéressait pas. J’ai ouvert la Bible au livre du prophète Esaïe en ayant soin de mettre le pouce sur le nom et je lui ai lu ces extraits tirés du chapitre 53 écrit sept cents ans par avance et qui donne une description magistrale de la mort expiatoire du Messie sur la Croix: "Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. Cependant ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. L’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent, il n’a point ouvert la bouche…quoiqu’il n’ait point commis de violence ni de fraude, il a plu à l’Eternel de le briser par la souffrance. Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché…à cause des souffrances de son âme… parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs, et qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes… l’œuvre de l’Eternel prospérera entre ses mains ".

Je lui ai demandé ce qu’il en pensait. Avec détachement il m’a dit: ça, c’est votre livre! J’ai alors ôté le pouce qui cachait le nom d’Esaïe. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir que tout une page des Evangiles et de la doctrine de "mon livre" était écrite dans le "sien"!!

Ce regard dans le passé devrait suffire à démontrer l’inspiration divine des Ecritures. Cela s’explique par le fait que le Dieu, qui a inspiré les prophètes, existe au delà du temps et était déjà dans l’avenir pour le décrire.

Car si Dieu n’existe pas, l’avenir non plus n’existe pas. Seul existe dans la mémoire le passé connu; le présent se vit au jour le jour; quant à l’avenir, il ne peut se connaître puisque au delà du présent il n’y aurait que le vide. Derrière le présent d’aujourd’hui il y a: "Rien"! Or, "rien" ne peut rien savoir de ce qu’il y après lui. Forcément. A moins, bien sûr, que, comme cela a été suggéré, les prophètes aient dit n’importe quoi et qu’ils aient eu de la chance.

Cela nous ramène au calcul des probabilités. Je vais essayer de jouer au prophète qui a de la chance. Je situe le lieu de ma prophétie sur trois ponts célèbres de trois pays de la francophonie européenne, et vous en choisirez un selon le pays où vous habitez: Le Pont-Neuf à Paris, le pont du Mont-Blanc à Genève ou le pont de Fragnée à Liège, et je dis: Tel jour de tel mois et de telle année, une jeune femme traversera le pont. Vous allez sourire et vous me direz que ce n’est pas sorcier et que j’ai mis toutes les chances de mon côté.

Je poursuis: Cette jeune femme sera une blonde platinée. Nouveau sourire amusé ; ce serait bien le diable si une telle créature ne passait pas sur un pont aussi passant.

Je continue: Elle portera un ensemble fait d’un bibi rouge, d’un sac à main rouge et de souliers rouges à talon-aiguille. Hum!

Je précise: Elle y passera à midi tapante. Je continue: Elle aura dans son sac un billet de 50 euros et trois pièces de deux euros. Et re-Hum !

J’achève: Elle portera une montre Omega avec bracelet en crocodile et elle a un grain de beauté derrière l’oreille gauche. Je sais ce que vous allez penser: Vous connaissez la fille, vous lui avez offert la montre et vous avez rendez-vous avec elle à midi sur ce pont!! Et vous auriez raison!

De même, Dieu, qui est hors du temps puisqu’il l’a créé, qui a les trois dimensions du temps devant lui, passé, présent et avenir, a donné rendez-vous aux événements qu’il connaissait et il les a fait écrire par ses prophètes.

Beaucoup d’autres données peuvent être avancées qui multiplieraient d’autant les "non-chances" de voir les prophéties s’accomplir. Mais la prophétie ne se limite pas au passé. Tout un autre pan de la prophétie nous concerne directement , nous qui vivons au début de ce troisième millénaire. On pourrait écrire des livres sur le sujet. N’ayant malheureusement pas le temps de l’aborder, je me contenterai d’en citer quelques-uns sans les développer.

Les événements de Palestine; la prise de Jérusalem en 70 et la diaspora juive annoncées par le Christ, et le retour des Juifs dans le pays que Dieu leur a donné; les tribulations et le futur statut provisoire de Jérusalem; la prospérité de l’Etat hébreu et les convoitises que cela engendrera; l’esplanade du Temple et la reconstruction du Temple sur un emplacement occupé par la grande mosquée; le retour du Messie qui posera ses pieds sur la montagne de Sion et les bouleversements géologiques qui suivront; les tremblements de terre à répétition, les cataclysmes océaniques; la dégradation morale universelle; la recrudescence de la sodomie; la légalisation du mal; la confusion des valeurs fondamentales de la vie; la violence et la corruption à tous les niveaux de la société; les états de guerre permanents; les famines, les épidémies; l’apparition d’un dictateur mondial, l’Antéchrist à la tête d’un empire occidental ou mondial hyper-puissant, hyper-cruel et persécuteur des croyants, etc…choses prophétisées par le détail, ce qui a fait dire à quelqu’un: "Quand je lis le journal, j’ai les nouvelles d’hier ou d’avant-hier, mais quand je lis la Bible, j’ai les dernières nouvelles de demain et d’après demain!".

VI Je crois à la Bible en raison des résultats qu’elle produit

Certains ont été jusqu’à dire que la Bible était un livre immoral à cause de quelques histoires scabreuses qui y sont rapportées. J’admets qu’il y a quelques lignes de la Bible que j’aurais peine à lire en public, mais on peut en dire autant de certaines pages de livres de médecine. Si la Bible nous dit ces choses, ce n’est jamais pour les recommander mais pour nous montrer la désapprobation de Dieu et nous en faire voir les terribles conséquences.

A la fin du 19° siècle en Afrique du Sud, un vieux roitelet Noir qui avait été anthropophage, s’était converti du cannibalisme à Jésus-Christ. Il apprenait même à lire dans un évangile traduit dans sa langue. Un jour qu’il ânonnait péniblement en lisant dans son livre, un Blanc, sûr de lui, la pipe au bec, s’est moqué du livre qu’il essayait de comprendre. Il lui a répondu en anglais petit nègre que je traduis en français: "Monsieur, si ce livre n’était pas vrai, au lieu d’être devant moi à fumer votre pipe, vous seriez maintenant dans mon estomac!!". Oui, je crois à la Bible en raison des résultats qu’elle produit.

J’ai connu celui qu’on appelait "le petit Robert de la Croix Bleue". Il était coiffeur de son état et malheureusement buveur invétéré. Il était devenu dépendant de la boisson au point d’être continuellement sous l’emprise de l’alcool. Il en avait même besoin pour coiffer ses clients, car en état de manque il était incapable de bien faire son métier. La situation dans le foyer s’était dégradée au point que sa femme l’avait déjà quitté deux fois. Une dernière fois elle lui a dit: "Tu viens avec moi à la Croix Bleue ou je pars et je ne reviendrai plus jamais". Pour ne pas perdre sa femme il s’est décidé à aller avec elle ce soir-là à la Croix Bleue. Un mot d’explication pour ceux qui ne sauraient pas que la Croix Bleue est une organisation Protestante Evangélique du genre des A.A. (Alcooliques Anonymes) pour la prédication de l’Evangile aux buveurs.

Notre petit Robert s’y est donc rendu étant plus que d’habitude sous l’influence de la boisson. Il n’a évidemment rien compris du message et des témoignages de délivrance. Vers la fin, selon la coutume, ceux qui le désiraient étaient priés de s’avancer et de signer un engagement avec l’aide de Dieu de ne plus boire pendant une période de leur choix, quelques jours, plusieurs semaines, ou plusieurs mois, ou à vie. Je l’entends encore raconter: Dans ma saoulographie (sic) je me suis avancé et j’ai signé que je ne boirais plus pendant trois semaines! Le lendemain matin, il s’est retrouvé dans son salon de coiffure et il s’est souvenu qu’il s’était engagé la veille à ne plus boire. Il s’est dit: Qu’est-ce que j’ai fait? J’ai signé que je ne boirais plus pendant trois semaines, moi qui ne peux pas ne pas boire pendant trois heures! Il était comme un lion en cage en attendant son premier client. Il avise alors un livre que sa femme avait posé sur l’appui de la fenêtre, c’était le Nouveau Testament. Il s’est mis à le lire jusqu’à l’arrivée du premier client. En attendant le suivant, il a repris le livre et ainsi de suite, client après client et jour après jour, il s’est mis à lire la Bible et à la prendre au sérieux et il n’a plus jamais touché à la boisson et en a été entièrement délivré. Oui, je crois à la Bible à cause des résultats qu’elle produit.

VII Je crois à la Bible parce qu’elle révèle Jésus-Christ, le fils de Dieu, le Sauveur

Laissez-moi vous brosser un raccourci de la plus belle histoire du monde.

C’est la nuit dans les plaines de Bethléem; des bergers gardent leurs troupeaux et souvent ils lèvent les yeux vers le ciel étoilé. Est-ce qu’un jour le ciel va visiter la terre comme l’ont promis les prophètes. Quand donc viendra ce Messie-Sauveur attendu depuis si longtemps? Tout à coup, le ciel se peuple d’une armée d’anges, des messagers de l’Au-delà qui proclament: "Aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur!".

Des personnages importants, des mages venus de l’Orient lointain, suivent une étoile, une lumière mystérieuse qui les conduit vers le lieu où il y a un petit enfant, le même que les bergers ont vu couché dans une crèche. Et ces riches voyageurs lui offrent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais déjà, dès sa naissance, la mort menace cet enfant que ses parents emportent en Egypte, où pour un temps ils seront des demandeurs d’asile.

On le retrouve 12 ans après, en adolescent qui a grandi en sagesse et en stature. A l’âge où les garçons ne pensent qu’à taper dans un ballon et à faire sauter des pétards, lui est assis au milieu des théologiens et il les étonne par la pertinence de ses questions. Et aux reproches que lui fera Marie sa mère, il donnera une réponse surprenante: "Ne fallait-il pas que je sois occupé des choses de mon Père?".

Après 18 années d’anonymat complet, il réapparaît âgé de 30 ans et, sous les yeux étonnés de sa famille, il se met à dire et à faire des choses inhabituelles. "Il allait de lieu en lieu, faisant du bien à tous, guérissant les malades et délivrant ceux qui étaient sous l’emprise du diable". Il parlait du royaume de son Père avec autorité, comme étant aussi le sien.

Il parlait d’un royaume où il n’y aurait plus de malades et le prouvait en en donnant un avant-goût. D’un mot, il guérissait les maladies incurables de son temps. Les lépreux étaient guéris, les boiteux marchaient, les grabataires quittaient leur lit de douleurs, les paralysés retrouvaient la souplesse de leurs membres.

Il parlait d’un royaume où il n’y aurait plus de cataclysmes. Il ne se contentait pas de le dire, il le prouvait. Il parlait à la mer déchaînée et lui ordonnait de se taire, il parlait aux vents en furie et les éléments tempétueux lui obéissaient.

Il parlait d’un royaume où la justice habiterait et où il n’y aurait plus de famine ni de petits enfants affamés et maltraités et il le prouvait. De cinq petits pains d’orge et de deux poissons du lac, de ses mains de Créateur, il multipliait la matière et nourrissait d’un seul coup des foules évaluées à cinq, dix, quinze mille personnes.

Il parlait d’un royaume, son royaume, où il n’y aurait plus d’aveugles et il le prouvait en redonnant la vue à des aveugles et même à des aveugles-nés.

Il parlait d’un royaume, le sien, où la mort ne serait plus et il le prouvait en rendant à une pauvre veuve son fils qu’on portait en terre, et en faisant sortir du tombeau son ami Lazare qui sentait déjà.

Tout cela, et mille autres choses, émerveillait les uns et indisposait les autres qui le jalousaient. Ceux qui étaient envoyés pour le surprendre dans ses paroles, après l’avoir entendu, revenaient en disant: "Jamais homme n’a parlé comme cet homme". Son enseignement était accessible à tous. C’est avec simplicité et autorité qu’il parlait de la vie après la vie. Il soulevait le voile de l’Au-delà et confirmait qu’ "il est réservé aux homme de mourir une seule fois après quoi vient le jugement", mais il parlait aussi de la maison du Père et il apportait "la délivrance à ceux qui, par crainte de la mort étaient toute leur vie retenus dans la servitude" (Hébreux 9.27 et 2.15).

Les intellectuels et les dignitaires de la religion, pour pouvoir le condamner, lui tendaient des pièges tellement subtils que d’autres à sa place se seraient laissé prendre. Un jour, pour le prendre en défaut, ils sont venus le trouver en deux clans opposés mais unis pour la circonstance; les Pharisiens, défenseurs attitrés de la religion, et les Hérodiens, tenants de l’empereur. Avec des propos doucereux, ils lui ont demandé s’il fallait ou non payer l’impôt à César. S’il disait oui, les pharisiens l’accuseraient d’être pour l’occupant et contre Dieu et le peuple. S’il répondait non, les Hérodiens se saisiraient de lui pour rébellion contre l’empereur. Quoiqu’il réponde, il serait compté "out". La fin de la confrontation est rapportée en Luc 20. 23-26: "Jésus apercevant leur ruse, leur répondit: Montrez-moi un denier. De qui porte-t-il l’effigie et l’inscription ? De César, lui répondirent-ils. Alors il leur dit: Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Ils ne purent rien reprendre dans ses paroles mais étonnés de sa réponse ils gardèrent le silence".

Il n’était jamais pressé et il n’était jamais en retard. Paraît-il, il n’y a que les gens pressés qui arrivent en retard! Il vivait à l’heure de Dieu.

Il lisait dans les pensées et les consciences; il voyait là où les hommes ne voient pas. Quand il a demandé à la Samaritaine d’appeler son mari elle a dit: "Je n’ai pas de mari. Pardon, tu en as eu cinq et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari!". Le sentiment de culpabilité, qui a envahi cette femme, l’a amenée à la repentance et au salut.

Une autre fois il est entré dans Jéricho. Un certain Zachée, contrôleur des impôts de la ville, voulait le voir, mais comme il y avait trop de monde et qu’il était de petite taille, il s’est hissé sur un arbre. Quand Jésus l’a aperçu, assis sur la branche, et bien qu’ils ne se soient jamais rencontrés, il l’a appelé par son nom et il lui a dit ce qu’il nous dit à tous: "Zachée, hâte-toi de descendre ; car il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison (dans ton cœur)".

Il relevait et révélait l’hypocrisie des officiels de la religion; il renversait les tables dressées dans le Temple par ceux qui en faisaient commerce et il les chassait avec des termes très forts parce qu’ils faisaient de la maison de Dieu une caverne de voleur. Il en savait trop et surtout il en disait trop.

Eux, espéraient en un Messie qui instaurerait un nouvel ordre politique, qui bouterait les Romains hors du pays, qui rétablirait la gloire passée et la prospérité d’Israël, une sorte de Messie social. Mais lui n’était pas venu pour les délivrer des Romains, mais pour les délivrer de leurs péchés, de leurs préjugés, pour les délivrer d’eux- mêmes, mais cela, ils n’en voulaient pas et ne voulaient même pas en entendre parler.

Il avait avec lui un groupe de douze équipiers, mais le temps passait et l’un d’eux, voyant qu’il n’y gagnait rien et que la bourse commune était toujours aussi plate, est allé le livrer pour 30 pièces d’argent. S’est alors mise en branle contre lui, la sombre période des abandons, des trahisons, des reniements, des défections, des fuites, des découragements et des lâchetés.

Dans le jardin du pressoir à huile dit de Gethsémané où il avait l’habitude de se rendre, il a demandé aux siens de lutter avec lui dans la prière mais ils se sont endormis tandis qu’il entrait dans un combat terrible contre les puissances du Mal. Alors qu’il était à genoux, la face contre terre, une coupe lui a été présentée pour qu’il la boive, coupe pleine des péchés, des abominations, que les hommes ont commis, coupe du jugement que nous devions tous boire si lui ne la buvait pas à notre place. L’épouvante de son âme sainte a été telle que les vaisseaux capillaires de sa face ont éclaté et que son visage s’est couvert de sang. Il entrait en agonie et il serait mort sur place si un ange de Dieu n’était venu le fortifier. L’horreur que lui inspirait la vue de cette coupe fut telle que par trois fois il s’est écrié: "Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi", mais il a ajouté chaque fois: "Toutefois, non pas ce que je veux mais ce que tu veux".

Puis ce fut le baiser du traître, à qui il dit comme dans une ultime tentative pour le sauver: "Judas… mon ami, est-ce par un baiser que tu me livres?". Puis vinrent l’arrestation, la nuit passée dans le prétoire à la lumière du brasier, le triple reniement de Pierre et tôt le matin le procès inique, les tergiversations de Ponce Pilate, les cris de la foule: Crucifie! crucifie!; la dérision des soldats, les crachats, la couronne d’épine, la flagellation, la sortie de Jérusalem sous les huées des uns et les lamentations des autres, la croix trop lourde à porter, la montée du Golgotha et là, le supplice barbare de la crucifixion, les clous de fer forgé plantés dans les chairs, la croix que l’on soulève, les membres qui se cabrent sous la douleur, les cris des condamnés et les heures qui passent dans une agonie interminable de trois heures sous un soleil de midi, puis de trois heures encore dans la nuit de l’abandon. Et dans cette nuit contre nature, une grand cri terrible: "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?", le cri qui retentira dans une éternité de perdition, cri que pousseront tous ceux qui y seront: Abandonné, abandonné, abandonné… Puis un dernier grand cri qui fait tressaillir la croix et qu’accompagne un tremblement de terre, la tête qui se penche sur la poitrine et c’est fini. Tout est fini.

Le jour même, une fois la mort constatée, le corps est hâtivement déposé dans un sépulcre proche taillé dans le rocher. Une lourde pierre roulée en scelle l’entrée et deux jours entiers se passent. Mais le matin du troisième jour, le prodige annoncé se produit, la terre tremble à nouveau, un personnage éblouissant de lumière roule la pierre et dit, à deux femmes qui se trouvaient là, le message le plus stupéfiant qu’oreille humaine ait jamais entendu: "Il n’est pas ici, il est ressuscité!". Le tombeau était vide, vide de son illustre visiteur. Il venait de faire la nique à la mort; à lui tout seul il avait triomphé du syndicat des fossoyeurs. Il était vivant! Tout pouvait donc repartir.

Quelques semaines plus tard, du ciel où il était remonté, il envoyait l’Esprit-Saint qui descendait sur tous ceux qui avaient cru en lui. Les poltrons d’hier, désormais habités par l’Esprit, devenaient les héros du lendemain. Dès leur première prédication, trois mille personnes à Jérusalem se convertissaient et entraient dans le salut éternel. Cinq mille quelques jours plus tard. La suite se lit dans le livre des Actes des Apôtres où la Bonne Nouvelle du pardon de Dieu et de la vie éternelle par la foi au Seigneur Jésus s’étendra dans tout l’empire romain, puis le débordera pour parvenir jusqu’à nous et jusqu’à vous aujourd’hui, vous qui terminez la lecture de ce petit opuscule.

Si vous êtes convaincu que le Livre dont nous avons parlé est vraiment la Parole de Dieu, il vous reste à vous approprier par la foi la promesse qu’il vous fait dans Romains10.17et 8. 10 dont voici un arrangement : " La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend de la Parole de Dieu . La Parole est près de toi, dans ta bouche, dans ton cœur ; si tu dis de ta bouche que Jésus est le Seigneur et que tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé, car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice et c’est en le disant de la bouche qu’on parvient au salut ".

 

Un dernier mot sur la Bible (tiré d’une revue anglaise)

Elle révèle la pensée de Dieu, l’état de l’homme, le chemin du salut, la perdition de l’impie, le bonheur du croyant

Son enseignement est saint, ses préceptes font autorité, ses récits sont authentiques, ses prophéties certaines, ses décisions immuables

Lisez-la pour être sage, croyez-la pour être sauvé, pratiquez-la pour être saint

Elle contient la lumière pour vous conduire, une armure pour vous protéger, de la nourriture pour vous fortifier, de la consolation pour vous réconforter

C’est la carte du voyageur, le bâton du pèlerin, la boussole du pilote, le plan du constructeur, l’épée du soldat, la houlette du berger, l’ancre du matelot, la charte du chrétien

En elle le paradis est restauré, le ciel est ouvert, les portes de l’enfer démasquées

Christ est son sujet central, notre bien son dessein, la rédemption son plan, la gloire de Dieu sa fin

Elle devrait remplir la mémoire, régler le cœur, guider la marche

Venez à elle avec crainte, lisez-la avec révérence, fréquemment, lentement, avec prière

Elle vous est donnée ici-bas, elle sera ouverte au jugement, elle sera établie pour toujours

Elle implique les plus hautes responsabilités, elle récompensera les plus hauts travaux, elle condamnera ceux qui traitent à la légère son contenu sacré

C’est une mine de richesse, un entrepôt de nourriture, un paradis de gloire, une fleur d’une rare senteur, une rivière de joie, une roue à soixante six rayons dont Christ est le centre, le moyeu

Ces soixante six livres forment une splendide bibliothèque sous une seule reliure

C’est un chef-d’œuvre de littérature, publié en plus de langues et lu par plus de gens qu’aucun autre livre au monde