L'inspiration - Ch VIII

Témoignages rendus à l’inspiration.

            Nous avons étudié quelles étaient les preuves extrinsèques et intrinsèques de l’inspiration de la Bible, quel était le processus de l’inspiration, quelle était son étendue, quelles étaient ses limites. Nous avons conclu que la Bible est bien ce qu’elle prétend être, telle qu’elle nous est présentée dans sa forme actuelle et définitive : elle est un livre entièrement et verbalement inspiré, soufflé par l’Esprit de Dieu pour notre instruction, et pour que nous ayons accès à la connaissance de notre créateur.

            Il nous reste à ajouter, pour clore cette étude, les principaux témoignages rendus à l’inspiration des Ecritures. Après avoir recherché dans la Bible ceux des prophètes, des apôtres et de Jésus lui même, nous découvrons maintenant quelques témoignages rendus, en dehors des Ecritures par l’Eglise elle même.

A.                Les Pères de l’Eglise.

1)                 Clément d’Alexandrie.

            « Ni un iota ni un trait de lettre ne peuvent disparaître parce que tout est sorti de la bouche du Seigneur. »

                        (Protrepticus IX,82,1)

2)                 Grégoire de Naizance.

            « Les plus petites lignes de l’Ecriture sont dues aux soins minutieux du Saint - Esprit. Nous devons prêter attention aux plus légères nuances du sens. »

                        (Orat.2,105)

3)                 Augustin.

            « Toute l’Ecriture a été écrite par le doigt de Dieu, c’est - à - dire par le Saint - Esprit qui remplissait les hommes de Dieu... Je lis l’Ecriture comme étant écrite avec le sang de Christ.

                        (In Joh. Tr. 49)

4)                 Jean - Chrisostome.

            « Pourquoi nous est - il recommandé d’avoir recours à l’Ecriture sainte ? Parce que, depuis que les traditions humaines commencèrent à se manifester dans l’Eglise, il ne resta à ceux qui voulurent connaître la vraie foi aucun refuge comme preuve incontestable des vérités du christianisme que la sainte Ecriture, et l’Ecriture seule suffit. »

                        (Tom II, Homil. 49 in MT 24)

5)                 Athanase.

            « Les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament sont la source de notre salut, à laquelle quiconque a soif peut toujours puiser. C’est par cette source seule que la vie éternelle a été transmise. Que personne n’y ajoute rien ! Que personne n’en retranche rien ! »

                        (Contra fentes)

6)                 Origène.

            « Les saintes Ecritures viennent de la plénitude de l’Esprit, de sorte qu’il n’y a rien dans la loi, dans les prophètes, dans l’Evangile ou dans les récits des apôtres qui ne vienne de la majorité divine.

                        (cité par Haldane)

7)                 Jérôme.

            « C’est la doctrine de l’Esprit qui est transmise dans les livres canoniques. Si les conciles établissent une chose qui lui soit contraire, je l’estime une impiété. »

                        (Ep. ad Galat.)

8)                 Irénée.

            « Accorde, Seigneur Jésus, que tous ceux qui lisent l’Ecriture sainte apprennent à te connaître et soient enracinés en Toi. »

                        (III, Contra Hæres. cap 3)

B.                Les réformateurs.

1)                 Martin Luther.

            « Les Ecritures sont divines. En elles, Dieu parle, et elles sont sa Parole... Entendre ou lire les Ecritures, ce n’est rien d’autre qu’entendre Dieu. »

                        (cité par M. Reu : « Luther and the Scriptures. » 1944, p 17)

2)                 Ulrich Zwingli.

            « Nous avons un juge impartial et infaillible. Il est dans la sainte Ecriture : elle ne peut ni mentir, ni tromper. »

3)                 Jean Calvin.

            « Il était nécessaire que la doctrine céleste fut ainsi couchée par écrit, afin qu’elle ne périsse point par oubli... Ainsi nous avons la seule Ecriture en laquelle il a plu à Dieu de coucher sa vérité à éternelle mémoire... Celle - ci a la même autorité envers les fidèles que pourrait avoir la voix ouïe de la propre bouche de Dieu. »

                        (Instruction Chrétienne, I)

C.                Hommes de Dieu des XIXe et XXe siècles.

1)                 Adolphe Monod.

            « L’Ecriture est donc la Parole de Dieu dans le sens le plus élevé et tout ensemble le plus simple... Elle est l’unique règle sûre de la foi et de la vie...Tout... n’a aucune valeur qu’autant qu’il est soumis et subordonné à l’autorité souveraine, infaillible et immuable de la Parole de Dieu. »

                        ( Les adieux)

2)                 J.H. Merle d’Aubigné.

            « La divine autorité des Ecritures et leur inspiration sont des vérités distinctes mais inséparables. L’autorité des Ecritures provient de leur inspiration, et leur inspiration établit leur autorité. »

                        (L’Autorité des Ecritures inspirées de Dieu.)