L'inspiration - Ch V

 Les difficultés de la Bible

La foi dans une parole de Dieu inerrante n’exclut pas des difficultés, des contradictions apparentes, des incompréhensions qui peuvent porter le lecteur superficiel à douter de son inspiration.

            Cependant, la plupart de ces difficultés seront résolues par une meilleure connaissance du texte, de la culture de l’époque, de la géographie, de l’histoire, de l’archéologie, etc...

A.                Difficultés imaginaires.

1)                 La femme de Caïn

            Où Caïn a - t - il trouvé sa femme, puisqu’il semble que la terre n’était alors habitée que par Adam, Eve et Caïn ?

            GENESE 5.4 nous apprend qu’Adam vécut très longtemps et qu’il engendra des fils et des filles. Caïn a donc épousé l’une de ses sœurs. Ce mariage consanguin qui était un péché et un danger au temps de Moïse ne l’était pas donc pas au temps de Caïn, il a bien fallu que la descendance d’Adam « démarre » .

2)                 Les doublets.

            Certains faits sont rapportés plusieurs fois dans la Bible et souvent avec des différences de détails.

            Par exemple : Le mensonge d’Abraham au sujet de sa femme est rapporté deux fois dans la Genèse, une fois en présence de Pharaon, une deuxième fois en présence d’Abimélec, ce récit apparaît une troisième fois, toujours avec Abimélec, mais cette fois, c’est Isaac le coupable.

            Qu’y a - t - il d’extraordinaire à ce qu’un homme commette plusieurs fois la même erreur, ou qu’un fils ne tire pas de leçon des fautes de son père.

            D’autre part, n’oublions pas que les différences de détails, (par exemple les paroles et actions de Jésus dans les Evangiles) ne contredisent pas, mais au contraire enchérissent nos connaissances de l’événement ou des paroles prononcées.

            Supposons par exemples que trois témoins soient entendus par la Police, le premier a vu les voleurs partir dans une voiture bleue, le second les a vus partir dans une Peugeot, le troisième les a vus partir dans une voiture immatriculée à Paris. Devons nous conclure que ces trois témoins se sont trompés ? Nous devons plutôt croire que les voleurs sont partis dans une Peugeot bleue immatriculée à Paris.

3)                 La baleine de Jonas

            Chacun sait aujourd’hui que la baleine ne peut se nourrir que du plancton qu’elle filtre au travers de ses fanons, et qu’il lui est impossible d’avaler un homme.

            Or, le livre de Jonas ne parle pas d’une baleine, mais d’un « grand poisson », capable d’engloutir un homme entier. (Cachalot, orque, ou grand requin.)

4)                 L’expression trois jours et trois nuits. (MATT. 12.40)

            Depuis la mort jusqu’à la résurrection de Jésus, nous ne comptons qu’un jour et deux nuits. Certains ont fondé une doctrine affirmant de ce fait que Jésus est ressuscité un lundi.

            Il était d’usage, au temps de Jésus, de désigner par l’expression « un jour et une nuit » une tranche de vingt - quatre heures, complète ou non. Ainsi le temps passé par Jésus dans le séjour des morts s’est bien déroulé sur trois tranches de vingt - quatre heures, dont une complète.

B.                Difficultés résolues par une meilleure information.

            De nombreuses difficultés de la Bible ont été résolues par le progrès de nos connaissances dans le domaine de l’archéologie, de l’astronomie, de l’histoire, etc.

C.                Les harmonisations possibles.

1)                 Les deux créations.

            Les récits de GENESE 1 et 2 ont - ils eu deux auteurs différents ?

            Ces deux textes que nous attribuons sans hésiter à Moïse présentent en fait deux aspects de la création :

  • GENESE 1 : présente les six étapes de la création du monde.
  • GENESE 2 : insiste d’avantage sur ce qui concerne la création de l’homme et de la femme.

2)                 Le dénombrement de David.

            Selon 2 SAMUEL 24.1, Dieu excite le Roi David à faire un dénombrement; et dans  1 CHRONIQUES 21.1, c’est Satan qui en est responsable.

            Il nous  faut comprendre que c’est Satan qui incite David à pécher, mais avec le consentement de Dieu. (Voir aussi l’expression : « Un mauvais esprit venant de l’Eternel » 1 SAMUEL 16.14)

3)                 Les deux généalogies de Christ.

            MATTHIEU 1.1/17 et LUC 3.23/38 présentent chacun une ascendance du Seigneur différente.

            Matthieu donne la généalogie de Jésus par Joseph, son père adoptif; tandis que Luc, considérant que Jésus n’a pas de père terrestre, donne sa descendance par Marie, sa mère, et par Héli, père de Marie.

4)                 La mort de Judas.

            Selon MATTHIEU 27.5, Judas s’est pendu.

            Selon ACTES 1.16, il est mort des suites d’une chute.

            Compte tenu de ces deux informations, nous pouvons ainsi retracer la scène :

            Judas s’est probablement pendu avec sa ceinture, celle - ci s’étant rompue, il tomba parmi des rochers sur lesquels il s’est déchiré.

D.                Difficultés réelles.

            Les Difficultés réelles, auxquelles il n’existe actuellement aucune solution, sont finalement peu nombreuses et sans incidence sur notre compréhension de la loi divine.

1)                 Les erreurs des copistes.

            Elles portent le plus souvent sur une seule lettre, mais quelques unes semblent plus importantes :

            Par exemple : Le sépulcre de Sichem acheté par Abraham selon ACTES 7.16, nous parait dans l’Ancien - Testament acheté par Jacob. Abraham, lui, a acheté la caverne de Macpéla.

2)                 Imprécisions ou erreurs dans les nombres hébraïques.

            Par exemple :

2 SAMUEL

10.18 :

« 700 chars et 40 000 cavaliers. »

1 CHRONIQUES

19.18 :

« 7000 chars et 40 000 hommes à pieds. »

1 SAMUEL

13.1 :

« Saül avait ... ans quand il devint roi. »