L'inspiration - Ch IV

L’inerrance de la Bible

A.                Définition.

            Nous avons vu que l’inspiration de la Bible était verbale et plénière. Nous croyons donc que le message de Dieu a été transmis à l’homme de façon à ce qu’il soit rédigé sans erreur.

            Nous croyons que la Bible est infaillible et inerrante.

            La Bible est infaillible parce qu’elle n’est pas capable d’erreur; Elle est inerrante parce qu’elle ne contient pas d’erreur.

B.                Que dit la Bible de sa propre inerrance ?

PSAUME

19.8 :

« La loi de l’Eternel est parfaite. »

PSAUME

119.160

« Le fondement de ta parole est la vérité, et toutes les lois de ta justice sont éternelles. »

JEAN

17.17

« Sanctifie - les par ta vérité;  ta parole est la vérité. »

ROMAINS

7.12

« La loi est sainte, et le commandement est saint, juste et bon? »

JACQUES

1.18

« Il nous a engendré par la parole de vérité. »

C.                Sur quoi porte l’inerrance de l’Ecriture ?

1)                 L’inerrance ne signifie pas l’uniformité de tous les détails dans les récits analogues écrits par différents auteurs.

            Par exemple des variantes entre les livres des Rois et des Chroniques. Il est impossible que plusieurs témoins d’un même fait le raconte dans les moindres détails sans aucune divergence, à moins qu’ils ne se soient d’abord consultés dans ce but. C’est pourquoi le Saint - Esprit accorde aux auteurs sacrés une certaine liberté dans le rapport de ces détails.

2)                 L’inerrance biblique n’exclut pas l’usage d’images et de symboles.

            De nombreuses expressions ne peuvent être interprètes littéralement, mais plutôt comme des métaphores et des symboles. Ces formes de style étaient très prisées dans la culture des temps Bibliques. Cette poésie donne de la variété à l’ensemble de la Bible et frappe d’avantage l’imagination du lecteur.

3)                 L’inerrance de la Bible n’implique pas l’usage d’un langage technique précis, conforme au vocabulaire scientifique.

            Il est bien évident que si la Bible était ainsi rédigée, elle serait sans doute accessible à nos contemporains, mais ne le serait absolument pas aux premières générations pour lesquelles elle a été écrite.


4)                 L’inerrance porte sur l’ensemble du message biblique.

            Non seulement sur les points essentiels de morale et de doctrine, mais aussi sur la géographie et l’histoire.

            Les relations entre l’histoire et la doctrine sont telles que si la Bible n’était pas exacte dans ses récits historiques, notre foi dans tout le message de Dieu en serait ébranlé.

5)                 L’inerrance n’implique pas l’omniscience des auteurs bibliques.

D.                L’inerrance du manuscrit original.

1)                 Dieu a veillé à ce que l’auteur sacré ait transmis sans erreur sa parole dans le manuscrit original.

2)                 Le manuscrit original n’a pourtant pas été préservé jusqu’à nos jours.

            C’est ce qui explique les nombreuses variantes et difficultés existant dans les documents dont nous disposons actuellement. Toutefois, les variantes, si nombreuses soient - elles, ne portent jamais sur des mots ou des phrases importantes, et ne risquent jamais de compromettre la bonne interprétation du message divin.

3)                 Il est important que le manuscrit original ait été gardé de toute erreur.

a)            Parce que la véracité de Dieu est en jeu.

            Pour que nous puissions être surs que Dieu est vrai, il faut que sa parole soit vraie.

b)            La tâche du rédacteur du  texte original est plus difficile et déterminante que celle des copiste.
¨                  L’auteur devra donner une forme humaine au message divin.

            Pour cette opération, le secours du Saint - Esprit lui est nécessaire afin que l’erreur ne s’y glisse pas.

¨                  L’auteur, sans une inspiration plénière, cours de plus grands risques d’erreurs que le copiste ou le traducteur.
¨                  Les écrivains étaient plus souvent des hommes du peuple, contrairement aux scribes qui étaient des érudits.
¨                  Si le texte original contenait des erreurs, elles n’iraient que s’aggravant à mesure que le texte est transcrit et traduit.

            Tandis que si le texte original est inerrant, les risques d’erreurs s’amenuisent à mesure que les transcriptions se multiplient. La comparaison de divers manuscrits permet d’éliminer des erreurs qui auraient pu se glisser ça et là dans diverses transcriptions.

            Supposons par exemple que je dispose de deux manuscrits de l’Evangile de Jean. (En supposant que la langue originale soit le Français). Je lis dans le premier : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ... » et dans le second : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a sonné son Fils unique ... ». Une différence d’une seule lettre risque de compromettre la compréhension d’un verset particulièrement important. Dans ce cas précis, le contexte devrait me convaincre que c’est le premier texte qui est juste, la phrase comportant « Il a sonné son Fils » n’a aucun sens. Si toutefois j’hésite encore, il me reste encore la possibilité de confronter cinquante manuscrits. Sur ces cinquante manuscrits, un seul aura le mot « sonné » et les autres auront le mot « donné ». L’idée que quarante -  neuf copistes se soient trompés et qu’un seul est le mot juste est à exclure.

 

c)            Conclusion.

            Il est donc nécessaire qu’une intervention surnaturelle du Saint - Esprit guide l’écrivain biblique à rédiger un texte dépourvu d’erreur, puisque l’auteur sacré encours de plus grands risques que les copistes. C’est pourquoi nous pouvons croire qu’à l’origine, Dieu a inspiré et fait écrire  un manuscrit inerrant.